Catherine Laborde se confie au Journal du Dimanche sur sa maladie qu’elle combat tous les jours : la maladie de Parkinson. Ce soir, à 19h15, Sept à Huit dresse le portrait de l’ex-présentatrice météo et auteur de « Trembler« .

Samedi 13 octobre, Catherine Laborde livre une interview inédite au Journal du Dimanche et se livre sur la maladie de Parkinson, qui partage son quotidien depuis 4 ans. Dans son ouvrage – qui sortira dans le courant de la semaine prochaine -, « Trembler » révèle la réalité de cette maladie méconnue. Tremblements mais aussi pertes de mémoire, d’équilibre, obligation de renoncer à ses passe-temps favoris. « Je ne peux plus faire de vélo […] Je n’ai plus le sens de l’orientation, de l’équilibre. C’est une défaite », déclare-t-elle dans l’extrait inédit du portrait de Sept à Huit, qui sera diffusé ce soir à 19h15.

C’est en 2014 que Catherine Laborde découvre cette maladie, qui sera au coeur de son nouveau livre en 2018, « Trembler » ou le récit d’une vie avec Parkinson. A l’époque, encore présentatrice météo chez TF1, c’est dans les locaux de la chaîne qu’elle prend pour la première fois conscience de sa maladie :  « C’était devant les ascenseurs de TF1. Pendant deux minutes, je ne savais plus où je me trouvais. Plus aucun repère, estomaquée. À l’époque, je travaillais beaucoup […] je pensais que j’en demandais trop à ma tête, je ne reliais pas la fatigue à une maladieLa crainte s’est emparée de moi. La météo, c’est du direct. J’avais peur de confondre les nuages avec le soleil« .

Dans le JDD,  Catherine Laborde déclare désormais vouloir « sensibiliser Emmanuel Macron à la question des aidants » quitte à endosser le rôle de porte-parole de la maladie. ‘Il faut qu’on nous voie. Même si les médecins sont très optimistes par rapport à la maladie, les patients se sentent complètement isolés« .

« Dans l’œil du cyclone, il ne se passe rien, le vent est tombé, aucune agitation« 

Pour l’ancienne présentatrice de la une, la maladie de Parkison s’apparente à un cyclone : « Dans l’œil du cyclone, il ne se passe rien, le vent est tombé, aucune agitation. Mais tout autour s’agitent les vents les plus violents. Un danger terrifiant me cerne et, en même temps, je suis à un endroit où personne ne voit que je suis malade. Certes, mes mains tremblent, mais guère plus que certaines de mes amies valides. Moi seule connais mes faiblesses, la difficulté à trouver ses mots, à continuer à écrire sans perdre le sens de mes phrases. »

Et c’est là où réside le danger pour la sexagénaire : une maladie très handicapante, qui bouleverse le quotidien, mais qui reste dissumulée aux yeux de tous.

A lire aussi : « Escape » : RMC Découverte lance un nouveau jeu de chasse à l’homme