Depuis une quinzaine de jours, la vie quotidienne est à l’arrêt sur l’île de la Réunion. En effet, la tension y est plus que palpable face à la question du pouvoir d’achat que soulève la hausse du carburant. Explications.

« Rendez-nous notre pouvoir d’achat ! » Dans le département français de l’océan Indien, les « gilets jaunes » scandent actuellement ces mots. Car ici, 40% de la population qui vit sous le seuil de pauvreté. De plus, le chômage y est plus élevé de 23%. Quant au niveau général des prix à la consommation, il est plus élevé de 7,1% qu’en métropole. Une région française qui se sent donc marginalisée, ainsi qu’abandonnée par le gouvernement et le système économique français. « Macron démission » : c’est aussi l’un des slogans des insurgés de La Réunion.

L’heure est au dialogue

Pour remédier à cette situation, le gouvernement a envoyé sur place Annick Girardin, la Ministre des Outre-mer. Et c’est une foule jaune en colère qui a donc accueilli la représente du gouvernement. En effet, ceux-ci ont disposé des barrages sur toute l’île. Pour autant, elle a quand même donné la parole à des manifestants. Son but : apaiser les tensions. « Je suis ici pour vous dire que j’ai entendu. Je sais que La Réunion souffre depuis déjà longtemps », a ainsi déclaré Annick Girardin. Celle qui a besoin aujourd’hui plus que jamais de rassurer la population sur les intentions du président Emmanuel Macron, a donc tenté de calmer les esprits.

Les réunionnais ont-ils pris la hausse du carburant comme prétexte pour évoquer l’ensemble de leurs problèmes ? La question se pose puisqu’ils ont effectivement abordés d’autres thèmes comme les difficultés liées à la taxe d’habitation trop élevée ou encore les remboursements de la Sécurité Sociale.

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