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Comprendre la situation au Burkina Faso en 5 minutes

Le Burkina Faso a vécu, lundi 24 janvier, un coup d’État qui a renversé le président Kaboré. Les militaires ont donc pris le pouvoir, annonçant vouloir mettre en place une transition rapide.

Le Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest et voisin du Mali et du Niger au Nord, a un pied dans le Sahel, cette région en proie aux attaque terroristes depuis plusieurs années. Ce lieu où l’armée française est impliquée avec l’opération Barkhane depuis 2014. C’est d’ailleurs cette menace terroriste qui a été l’une des raisons du putsch militaire réalisé au « pays des hommes intègres ». La population est excédée par l’incapacité du gouvernement a arrêter ces attaques qui ont causé plus de 2000 morts au Burkina Faso.

Depuis dimanche, des mutineries avaient lieu dans plusieurs casernes militaires du Burkina Faso. C’est dans ce contexte que le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR), avec à sa tête le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, a renversé le président Roch Kaboré. Élu démocratiquement une première fois en 2015, il avait de nouveau remporté la majorité des suffrages en 2020. Lors d’une allocution réalisée lundi 24 janvier à la télévision, le capitaine Kader Ouedraogo, entouré de militaires, a énoncé de nombreuses raisons qui ont poussé le MPSR à « assumer ses responsabilités ». Toujours selon ses dires, la décision a été prise « dans le seul but de permettre à notre pays de se remettre sur le bon chemin et de rassembler toutes ses forces afin de lutter pour son intégrité territoriale, son redressement et sa souveraineté ».

Le capitaine a d’ailleurs souligné que l’opération de prise du pouvoir avait été faite sans violences contre les personnes arrêtées et que ces différents individus étaient « détenues dans un lieu sûr dans le respect de leur dignité ». Le président Kaboré n’a pas donné de nouvelles depuis cet évènement si ce n’est lors d’un tweet.

La communauté internationale a condamné ce putsch. Ainsi, le secrétaire générale de l’ONU a déclaré que  « les coups d’Etat militaires étaient inacceptables ». Des propos corroborés par le président Emmanuel Macron mais également les Etats-Unis, l’Union Européenne tandis que la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédeao) a annoncé tenir « les militaires responsables de l’intégrité physique du président Roch Marc Christian Kaboré et leur demande de retourner dans leurs casernes, de maintenir une posture républicaine et de privilégier le dialogue avec les autorités pour résoudre les problèmes»

Cependant, une partie du peuple a acclamé ce coup d’État et espère voir une amélioration de la sécurité au sein du pays et de la lutte contre les djihadistes au Burkina Faso. En ce qui concerne leur quotidien, les burkinabés ont vu leurs frontières aériennes se fermer avant d’être réouvertes depuis hier. Un couvre feu est imposé « jusqu’à nouvel ordre » et les établissements scolaires sont fermés jusqu’au 29 janvier a t-on pu apprendre lors d’un communiqué de presse. Quant au gouvernement, après que l’assemblée nationale et le gouvernement aient été dissous et que la constitution ait été suspendue, le capitaine Kader Ouedraogo déclarait qu’un « calendrier de retour à un ordre constitutionnel » serait mis en place.

A lire aussi : Comprendre la situation en Ukraine en 5 minutes

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Journaliste pôle Desk
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