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Défaite prématurée des Bucks en playoffs, une équipe de saison régulière ?

(K. Klément / Reuters) 

Privé de leur MVP grec, Giannis Antetokounmpo pour le Game 5, les Bucks se sont inclinés en demi-finale de conférence face au Heat de Miami. Pourtant favori dans cette série, le leader de la conférence Est a dévoilé des failles, savamment exploités par un Heat inspiré. 

La malédiction des playoffs ?

Si les observateurs du football mettent en évidence la malédiction du club de la capitale en ligue des champions, ceux de la ligue de basket nord-américaine font de même pour le leader actuel de l’Est en playoffs. À l’instar du PSG, pour la seconde fois consécutive, Milwaukee s’est imposé aisément au cours de la saison régulière mais a chuté au moment du grand rendez-vous : les playoffs. Et ce n’est pas la première fois, les fans se remémorent de leur défaite l’année dernière face à la franchise canadienne, les Toronto Raptors, de nouveau aux portes de la finale de conférences. C’est simple, les Bucks n’ont conquis qu’une seule fois le titre de champion NBA, en 1970. Les Bucks sont-ils uniquement une équipe de saison régulière ? Retour sur la série cauchemar face au Heat.

Les bucks : un champion à l’est maladroit et affaibli 

Les dysfonctionnements ont été nombreux sur le banc de Mike Budenholzer dans cette série. En premier lieu, la contre-performance de l’ailier fort et star mondiale Giannis Antetokounmpo. Il s’est montré surprenant par le nombre de tirs manqués. Ce qui ne fait pas partie des habitudes du basketteur Grec. En effet, il n’a marqué que 22 points par match sur cette série tandis qu’il culmine à 30 points cette saison. La piètre prestation de Khris Middleton, qui s’est révélé inconstant et la transparence d’Eric Bledsoe sont, également, à relever.

La défaite est, cependant, à imputer à l’ensemble des acteurs se succédant sur le parquet. Le coach lui-même, par des rotations jugés incohérentes et une tactique de jeu inadapté, a concouru à conduire son équipe dans le mur.

Une équipe de Miami particulièrement inspirée

Jimmy Butler s’est affirmé au travers des rencontres. Il a assurément marqué les esprits au cours du Game 1, auteur de 40 points, assommant les Bucks dans le “money time“. L’ailier de Miami s’est montré constant tout au long de la série, une régularité gage de victoire. Bam Abedayo s’est également révélé étincelant. En témoigne sa ligne de statistiques sur la série : 17, 2 points / 12 rebonds / 4, 5 passes décisives. Ainsi, le binôme Butler / Adebayo est devenu rapidement la bête noire de la défense des Bucks. Mention spéciale au jeune arrière de 20 ans : Tyler Herro. Ce “gamin pas comme les autres“, selon les termes d’Andre Iguodala, a su faire preuve d’un réel sang froid et fut à chaque fois déterminant en fin de partie.

La victoire s’en remet, pour autant, plus largement à un collectif adroit et une défense solide face aux maintes attaques de Giannis Antetokounmpo. Une stratégie pensée et menée par Erik Spoelstra, l’entraîneur des Miami Heat, qui réalisa, quant à lui, des rotations particulièrement efficaces. En bref, Miami était bien trop fort pour Milwaukee.

Le binôme Jimmy Butler / Bam Adebayo excellentissime face aux Bucks ( Heatnation.com )

Les leçons à tirer !

L’échec, nous le savons, fait partie de l’apprentissage d’une équipe. Cette déconvenue va amener la franchise à revoir sa copie.

Une fois remis de sa blessure, le champion grec devra nécessairement se focaliser sur sa précision en dehors de la raquette. S’il excelle au panier avec des lay-up et des dunks de haute volée, il tend à gagner en précision sur les shoots à plus longue distance. D’autre part, l’équipe ne peut pas se permettre de reposer sur son seul génie. Les trentenaires (Eric Bledsoe et Khris Middleton ) vont devoir se montrer plus convaincants. Du coté du staff, si Mike Budenholzer n’est pour le moment pas menacé, il est certain qu’il devra opter pour un nouveau plan de jeu pour maintenir son équipe en haut du tableau la saison prochaine.

En définitif, les Bucks ont montré un mauvais visage au cours de ces playoffs. Mais, ne nous laissons pas aller aux conclusions hâtives. La saison régulière 2020-2021, nous apportera de plus amples indices pour déterminer si ce fut une erreur de parcours ou si l’équipe n’est plus à la hauteur des autres cadors de la NBA. 

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Journaliste sportif, politique et société
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