Dimanche matin, alors qu’il se trouvait sur l’A6, un bus scolaire prend feu piégeant ainsi une cinquantaine d’étudiants à l’intérieur. Heureusement tous les passagers réussissent à en sortir sans graves brûlures.

Une scène pas banale c’est produite sur le bord de l’autoroute, ce dimanche aux alentours de 6 heures du matin : 50 étudiants fuyant un bus en proie aux flammes. C’est au retour d’un voyage scolaire à Risoul (station de ski des Haute-Alpes), que les étudiants de l’IUT de Sceaux ont eu la peur de leur vie.

Alors que le bus roulait sans aucuns problème aux abords de Coudray-Montceaux en Essonne, un feu est parti au niveau de la climatisation située juste au-dessus des sièges avant. Dans le bus, une étudiante entend un bruit et entrevoit la lueur d’une flamme et la fumée qui envahit l’habitacle, elle hurle et réveille tous ses camarades. Le chauffeur effectue un arrêt d’urgence sur la bande réservé pour ces occasions. Mais le feu se propage très vite et une épaisse fumée envahit l’habitacle provoquant un vent de panique parmi les étudiants. Certains prennent les brise-glace, mais ne parviennent pas à casser les vitres du bus. À l’avant, les premiers sont évacués. La porte arrière du bus ne peut pas être ouverte.

Vingt minutes plus tard, le bus totalement détruit par les flammes gît sur la bande d’arrêt d’urgence mais tous les passagers ainsi que le conducteur en sont sortis à temps.

“Heureusement qu’une de nos amies ne dormait pas, car ceux qui étaient situés juste en dessous de la clim n’ont pas été réveillés par le début d’incendie”, relate Vincent. “Sans elle je pense qu’il y aurait eu des morts, on s’est bien comportés et qu’on est vite sortis”, commente Richard. Le comportement exemplaire des étudiants dont la majorité ont en dessous de 20 ans est à féliciter.

Mais le BDE (Bureau Des Etudiants) de l’IUT n’en reste pas là, selon certains des étudiants l’état du bus était déplorable et ils comptent bien porter plainte contre l’agence de voyages qui s’est occupée de la location du bus. “Deux extincteurs ont aussi été utilisés, ils ne fonctionnaient pas, rien n’en sortait.” “Je ne m’y connais pas en mécanique, mais des voyants d’alerte sont restés allumés durant tout le trajet sur le tableau de bord du conducteur “ explique un étudiant, photos à l’appui. Ils ont immortalisé d’autres dysfonctionnements. “Il y avait des ceintures de sécurité qui ne marchaient pas, des accoudoirs cassés” détaillent les rescapés.