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Donald Trump dit oui à la Lune mais non à l’environnement

Donald Trump poursuit sa politique climatosceptique. Le 30 juin dernier, le président américain supprimait pour de bon son département des Sciences. Encouragée sous l’ère de Barack Obama, cette aile de l’OSTP (Bureau de la politique scientifique et technologique) a été contrainte à la fermeture. Encore un pas de moins pour l’écologie au profit de la conquête spatiale.

La fin du département des Sciences

C’est ce 30 juin dernier, que les trois conseillers restants du département des Sciences à la Maison-Blanche ont dû faire leurs bagages. En effet, cette aile consacrée la plupart du temps à l’environnement a été tout simplement supprimée. Avec la fermeture de cette branche, l’administration du président Donald Trump poursuit sa politique climatoseptique .

L’OSTP c’est quoi? C’est le Bureau de la politique scientifique et technologique créé en 1976. Pendant le mandat de Barack Obama, plus de cent employés y travaillaient dont neuf au départements des sciences. Si l’écologie avait toute sa place dans la précédente mandature, ce n’est plus le cas à présent avec Donald Trump.

Le ménage a été fait, l’administration Trump a jugé que l’OSTP avait “largement grossi par rapport à ce qu’il était auparavant“. Cette déclaration a été faite sur CBS News.  Ainsi, les effectifs sont passés de 100 à 35 membres. Pour le président “ces emplois ne sont pas nécessaires”.

 

La Maison Blanche privilégie la conquête spatiale

C’était annoncé et ça a été confirmé par le vice-président américain Mike Pence. Jeudi, il évoquait l’avènement d’une “nouvelle ère” dans l’exploration spatiale. Il souhaite une mission habitée sur Mars et le retour de cosmonautes sur la Lune. Lors d’une visite au Centre Spatial Kennedy, le vice-président a lancé devant près de 800 employés de la Nasa : “Notre pays retournera sur la Lune et nous mettrons des bottes américaines sur la surface de Mars”.  Le gouvernement américain souhaite “redonner une longueur d’avance sur la concurrence ” à l’innovation spatiale.

 

 

Cependant, le président Donald Trump a proposé en mars un budget de 19,1 milliards de dollars pour la NASA, en 2018. Il s’agit d’une baisse de 0,8% par rapport à 2017. Ironie du sort, le président a coupé les financements de plusieurs missions destinées à étudier le changement climatique et les sciences de la Terre.

Un pas de plus vers moins d’écologie

La fermeture du bureau des sciences confirme le désengagement de l’administration Trump envers l’environnement. Lorsqu’il a nommé son équipe, le président américain a nommé Scott Pruitt, un climatosceptique, à la tête de l’Agence de protection de l’environnement. Le mois dernier, il retirait les Etats-Unis de l’accord de Paris visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre.

 

 

Les Etats-Unis se retrouvent isolés sur la question écologique. Et cette question sera débattue avec force lors du sommet du G20 qui débute ce vendredi 7 juillet. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a indiqué selon Reuters :

Les dirigeants des pays du G20 vont expliquer à Donald Trump la nécessité pour les Etats-Unis de servir d’exemple dans la lutte contre le réchauffement climatique“.

La Chancelière allemande Angela Merkel, quant à elle, se veut intraitable sur ce sujet avec le Président américain. Avec les tensions diplomatiques et le sujet de l’environnement, c’est un G20 sous haute tension qui débute ce vendredi.

 

 

 

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Stagiaire rédaction, passionné par la musique électronique, le théâtre et la danse.
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