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Exposition Coléoptères à Lyon : partager et éduquer

Sales, effrayants ou méconnus pour la plupart des gens, le musée des Confluences veut redorer l’image des coléoptères. Mêlant pédagogie et recherche, pur exemple du travail de ce musée, nous y sommes allés pour vous.

Pédagogie ne veut pas seulement dire pour les enfants

Avez-vous déjà connu ce moment de solitude devant un cartel de musée? Lorsqu’il y a beaucoup de texte, assez abstrait et compliqué, et du coup que la meilleure solution est de l’ignorer? Ici ce ne sera assurément pas le cas. Le musée a fait le pari de présentations très courtes et efficaces, simples et accessibles. Bonne solution puisque l’enjeu est de rendre perméable un sujet assez lointain des préoccupations classiques.

Très visuelle et accueillante, l’exposition se veut pour tous. Une simplicité qui n’est pas condescendante, ni trop enfantine. Les envies principales sont de susciter la curiosité et la créativité, puisque les présentations des insectes sont parfois simplement là pour montrer leur beauté.

Partout tout le temps

Le musée s’est réellement investi dans le royaume de coléoptères, formant un groupe de recherche qui a mené à la découverte d’une nouvelle espèce. L’amour du projet se ressent largement dans la manière de traiter le sujet. Pas une, mais toutes les manières. Biologique, anthropologique, culturelle, et autres, on passe de la dissection d’un insecte à des paquets de nourriture pour coléoptères de compagnie. Allant de physique à esthétique, avec les utilisations artistiques, et entre autres les travaux d’artistes tels que Jan Fabre ou Pascal Goet.

Jan Fabre, l'Oisillon de Dieu (2000)

Jan Fabre, l’Oisillon de Dieu (2000)

De plus, cette façon d’aborder le sujet apporte deux avantages; tout d’abord, une vraie découverte pour les néophytes, mais aussi de quoi plaire à tous les passionnés. Les angles s’entrelacent sans se marcher dessus, chacun y trouve son compte.

Au final, le musée parviens à donner de la grandeur au tout petit et de l’importance au presque invisible. Méthodologie cohérente par rapport au projet du musée puisque la directrice avait déclaré;

« Au-delà d’un emplacement géographique qui le définit, le musée des Confluences – qui porte avec beaucoup de justesse son nom – est une philosophie de la rencontre, un goût de l’échange, une intelligence de regards croisés. » (Hélène Lafont-Couturier)

Confluences; la volonté d’éduquer

La directrice du musée l’indique bien, la volonté d’éduquer et de partager est essentielle à la création des exposition. Lorsqu’on voit l’exposition Coléoptères, on ressent un authentique besoin de partager une passion. Un amour de la recherche et du monde minuscule des insectes qui se reflète dans nos civilisations.

Malgré tout, le musée n’est pas une salle de classe mais une expérience. Dans cette exposition, les salles sont très sombres, éclairées comme par des lucioles. Le résultat est intimiste, immersif et se justifie. Dans la vie de tous les jours, en dépit des tenues colorées de ces insectes, on les voit peu, et surtout, on les ignore, puisqu’on garde leur image sale et étrange.

Véritables animaux-outils pour la criminologie, et sûrement plus tard, pour la nutrition, le musée parviens avec succès à mettre en lumière des habitants terrestres souvent ignorés.

Exposition « Coléoptères, insectes extraordinaires » au Musée des Confluences

86 quai Perrache, 69002 Lyon – France

Tarif plein : 9€ / Réduit : 6€ / 18-25 ans : 5€ / -18 ans et étudiant -26 ans : gratuit

 

À lire aussi : Caro/Jeunet à Lyon, de la pertinence des exposition itinérantes

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Curieuse, passionée et hilarante (si si), je te parle principalement culture, sexo et politique
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