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On va s’aimer un peu beaucoup : une annulation injustifiée

Ce soir, France 2 diffuse les deux derniers épisodes de la saison 2 de On va s’aimer un peu beaucoup … mais aussi de la série.

On va s’aimer un peu beaucoup c’est fini. Définitivement. Les deux derniers épisodes diffusés ce soir sur France 2 sont les derniers de la série et ce, malgré le cliffhanger qui termine cette saison.
Pourquoi finir une série sur un tel suspense ? Tout simplement car ce n’était pas la fin de la série pour les auteurs. L’annonce a été faite alors que la série était encore en post-production, par Anne Holmès, nouvelle responsable de la fiction de France Télévisions au cours d’une interview. Aucune raison n’est invoquée, la sentence est juste prononcée au milieu d’autres annonces de fin de séries déjà officialisées. Outre la manière qui est au minimum très cavalière, on peut vraiment s’interroger sur le bien fondé d’une telle décision.

Qu’est ce qui peut motiver la décision d’arrêter une série ?

Le départ du héros. La disparition d’un acteur. Un conflit entre la production et la chaîne. Autant de décisions qui expliquent qu’une série s’arrête. Mais ce sont souvent les audiences qui guident la volonté d’arrêter une série.
Si on regarde celles de On va s’aimer un peu beaucoup en saison 1, elles n’étaient pas au niveau des autres séries de la chaîne mais quand votre diffusion commence en même temps que les hommages suite au décès de Johnny, l’explication est toute trouvée. Sur la saison 2, entre les deux premières semaines, l’audience a augmenté malgré une programmation hasardeuse par 3 épisodes et dès le 2 janvier, période peu propice pour lancer une série judiciaire. Trois millions de spectateurs pour une série non policière est un score plus que honorable et qui aurait pu justifier la commande d’une saison 3. Mais quand on annule une série avant même la fin de la production, c’est le programme qu’on met à la trappe, indépendamment de ses qualités.

On va s’aimer un peu beaucoup méritait une suite

Outre donc que la série marche correctement et qu’elle affiche de bons chiffres en replay, elle bénéficie aussi de réelles qualités : un casting impeccable (à commencer par les avocates et procureurs), de réelles intrigues sociétales (la paternité sous X ou l’autisme) par le biais de la famille, des intrigues personnelles autour des personnages qui évitent le manichéisme et la caricature, une saison 2 qui s’est musclée par rapport à la une (trop comédie romantique et pas assez juridique). Si on y ajoute une bande son très réussie et concoctée pour la série (malgré des sonorités anglo-saxonnes), on a tous les ingrédients d’une bonne série de service public efficace et rythmée.
Et puis, c’est pas comme si les séries non policières étaient nombreuses à la télé française …

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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