Vous avez raté l’avion pour assister à la New York Fashion Week qui se déroulait du 8 au 16 février dernier ? Pas de panique ! VL vous propose un tour d’horizon de ce qu’il ne fallait rater sous aucun prétexte. Des défilés qui ont fait le buzz, en passant par les nouveaux tops en vogue ou la renaissance de marques poussiéreuses, on vous dit tout ! Alors mesdames les fashionistas à vos crayons, si vous souhaitez découvrir les nouvelles tendances, c’est par ici que cela se passe …

On opte pour le credo singularité = originalité, sur les podiums.

Avez-vous déjà entendu parler de Maeva Giani Marshall, cette jeune mannequin qui en ce jour du 14 février a pour la première fois embrassé le parterre du show Zadig et Voltaire ? Ce top à la beauté déconcertante et au regard enchanteur enflamme les réseaux sociaux en rassemblant jusqu’à 21K followers sur son compte Instagram. A l’image des personnalités Ralph Souffrant ou Winnie Harbow, ce qui fait sa popularité c’est sa singularité. En effet, de plus en plus, les créateurs cherchent à sortir du carcan des défilés traditionnels, pour apporter un souffle novateur et dévoiler une image de la femme au naturel. N’était-ce pas cette femme au destin hors du commun, Coco Chanel, qui disait : « La beauté commence au moment où vous décidez d’être vous même ». Ainsi, la charmante Maeva laisse apparaitre sans complexes ses taches de rousseur, qui viennent parsemer son teint laiteux et porcelaine ! En espérant que ce défilé permettra à bon nombre de femmes de révéler leur charme au naturel…

 

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 Une Fashion Week qui met en exergue les violences faites aux femmes.

L’objectif de cet événement n’est pas seulement tourné vers les paillettes et la coquetterie. Outre le partage de créations « So trendy » de ces architectes du textile que les beautystas ne manqueront pas de suivre, il s’agit aussi de mettre un coup de projecteur sur des sujets d’actualité. Cette année, le discours est clair : la Fashion Week souhaite manifester un élan de solidarité à l’encontre des agressions sexuelles, suite aux récents scandales qui ont submergé le tout Hollywood. Entre les révélations de harcèlements sexuels promulguées par le New York Times contre Harvey Weinstein ou les accusations d’agressions sexuelles commises par des photographes tels que Mario Testino ou Bruce Weber lors de prises de vues à l’égard des mannequins, la sphère de la mode flétrit peu à peu ses lettres de noblesses. Pour y pallier, l’ouragan des mouvements #Me too et #PussyPower ont été les maîtres mots de la Fashion Week, dont ce sont emparés les podiums. Ainsi, on retient la représentation inaccoutumée de la créatrice française Myriam Chalek, connue pour ces shows haut en couleurs et souvent marginalisés. Elle déclarait lors d’une interview : « En tant que femme, vous avez une responsabilité de contribuer au changement ». Ici, pas de bling bling ni de poudre aux yeux, mais un défilé aux consonances politiques. Au-delà de la fusion de « matières animales » comme la fourrure ou plus « subtiles » telles que la soie et le tulle, symbolisant à la fois la femme forte et féminine, ce défilé a été le théâtre d’une véritable scénographie. Après avoir foulé un podium fait de papier blanc déroulé, les top models se sont une à une avancées devant le micro, faisant le manifeste d’un récit poignant. Le temps de se libérer par la parole a sonné. Elles furent toutes accompagnées d’un homme de noir vêtu et dont le visage était dissimulé sous un masque de cochon (rappel de la campagne #balancetonporc ).

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On ne peut que saluer cet acte de bravoure. Dans la même lignée, le styliste américain Tom Ford a quant à lui érigé ses sacs à main et chaussures en portes paroles du slogan #PussyPower. Un véritable plaidoyer en l’honneur de la gente féminine.

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Juicy Couture : un souffle nouveau sur les survêtements velours des années 2000.

Ce qui a fait la renommée de cette marque, c’est sans conteste le mythique survêtement velours, porté par des des icônes glamour telles que Madonna, Paris Hilton ou encore Eva Longoria ( notamment dans la série phénomène Desperate Housewives ). Aujourd’hui une nouvelle ère vient rajeunir Juicy Couture, comme on a pu le constater lors de son défilé. Ce grand come back s’est tout d’abord manifesté par des pièces à l’allure masculine, plus amples et surdimensionnées, aux couleurs sombres. Puis, peu à peu, la marque qui se veut être « l’incarnation de la femme active et branchée » a ouvert la voix à des pièces plus féminines à l’instar d’ un manteau au motif léopard ou une robe poudreuse aux manches bouffantes roses Bubble gum. Jusque là, aucune connotation sportswear ne se faisait pressentir. Mais c’était sans compter sur une seconde moitié de spectacle dans laquelle la marque renoue avec ses racines profondes, en proposant plusieurs modèles comme le survêtement éponge.

 

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Jeremy Scott et la machine à remonter dans le temps.

Qui n’a jamais rêvé d’être en possession d’une machine à remonter le temps et de se bercer dans les années qui ont fait le bonheur de nos ainés ! Et bien la Fashion Week l’a fait ! Let’s go back to the disco and sci-fi atmosphere. Tout d’abord, on retrouve des tops qui se parent de bottes tape à l’oeil en fausse fourrure couleur rose bonbon, arborant un look aux notes pep’s et acidulées, tout en rappelant la collaboration de Jeremy Scott avec la marque Moon Boots.

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Vient ensuite la partie Night Fever. Tous les ingrédients y sont : des tissus psychédétiques, en passant par les matières en fourrure, les couleurs seventies flash, néons et pop, sans oublier le nostalgique jogging peau de pêche et le monde enfantin et Bubble gum des Teddy bears.

Pour les amateurs de science fiction des années 80-90, clin d’oeil du styliste qui propose des looks au savant mélange de textures holographiques et métalliques et de couleurs fluo pour un retour vers le futur garanti !

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 Parce que la mode à la FASHION WEEK est un art accessible à tous…

Pour sa collection Automne-Hiver 2018, Michael Kors a décidé de mettre à l’honneur la ville qu’il affectionne tant à savoir « la Grosse Pomme ». Par conséquent, son défilé transpire la diversité, la frénésie créative et la culture bouillonnante, qui font le corps de New-York. Le designer a choisi de partager cette ode à New-York avec son public via les réseaux sociaux, en retransmettant le spectacle en direct sur YouTube Live, Tweeter Live, Instagram Live, Facebook Live ou encore sur son site référence : michaelkors.com. De même, il propose plusieurs expériences interactives en ligne, à travers la web série « Kors Commute ». Le concept est simple : une personnalité médiatique échange sur le thème de la mode en compagnie de Michael Kors dans une limousine. Parmi les people, on compte des grands noms à l’image d’ Ashley Grapham ou Linda Fargo. On applaudi cette initiative qui ouvre une porte au grand public dans le monde très sélect de la mode.

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