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Faut-il vraiment placer Benzema sur le banc ce soir ?

Le 5 juin 2012, Karim Benzema y allait de son doublé contre l’Estonie, lors d’une sortie victorieuse au Mans. Un an et trois mois, 16 matches, 1155 minutes de jeu sur le terrain plus tard, le Madrilène est depuis resté muet. Pas une seule fois, les filets n’ont tremblé. La question, évidente, est sur toutes les bouches : doit-on, oui ou non, contraindre le Benz à chauffer les bancs de Tbilissi ?

Revenons un an et demie en arrière. Les Français pouvaient apprécier à sa juste valeur la présence de Karim Benzema, un des attaquants les plus en forme en Europe parmi nos joueurs tricolores. Ces temps-là ont bien changé. Aujourd’hui, à quelques heures d’un match contre la Géorgie, 97ème équipe mondiale, l’attaquant français est raillé. Un problème qui en apporte un autre : au-delà des occasions gâchées, un problème de jeu : le natif de Lyon est parfois dans l’embarras quand il s’agit de joindre ses partenaires, sur les ballons courts comme les ballons en profondeur. Une question subsidiaire se pose alors : Benzema est-il le seul responsable de ses échecs internationaux ?

 

Benzegoal, le mal placé.

La disette du striker coïncide étrangement avec une étrange lubie que contractent les sélectionneurs de l’Équipe A : placer, à tous prix, le numéro 9 seul, en pointe de l’attaque. Et le coq déchante. Cette position malaisée pour lui, n’est pas celle exactement choisie par les entraîneurs du Real Madrid, qui lui préfèreront son utilisation en 9 et demi, celui de l’attaquant de soutien. À l’instar d’un Pastore au Paris-Saint-Germain, le Français semble perdu quand il ne joue pas à son poste de prédilection.
Placer le goleador en pointe, en EDF, semble alors compromettant : plus que se gêner lui-même, il empêtre ses partenaires. Les offensives, et les travaux dans les couloirs mettent en avant ces défauts tactiques : Notamment sur les actions de Franck Ribéry, côté gauche, bien peiné de trouver son partenaire dans une situation idoine. Sur l’aile opposée, le manque d’un véritable latéral performant en A pose cette fois-ci problème. Car incriminer le seul Benzema serait injustice. Il reste le meilleur élément en attaque dont dispose Didier Deschamps. D’autres joueurs offensifs internationaux connaissent cette même série de matches vierges en buts. Une mésaventure qu’ont connu même les plus grands : Cristiano Ronaldo, Zlatan Ibrahimović, Wayne Rooney.

 Quelle solution trouver ?

Si on pourrait remplacer le buteur par Olivier Giroud, irréprochable avec Arsenal, il existe une autre solution. Car il demeure complexe de se passer de Benzema. On espère alors un replacement espéré, en soutien dudit Giroud. Didier Deschamps partirait alors sur un 4-2-3-1 ou, plus certainement, dans un 4-4-2 où Giroud et Benzema se partageraient les tachent en pointe, l’un plus en retrait que l’autre ; à l’heure actuelle, il semble étrange de pouvoir se passer de l’un de ces deux-là. Deux attaquants dans une position des plus offensives, pour faire plier les Géorgiens. Et en ligne de mire, ce fichu but.

Le onze de départ probable : Lloris – Evra, Abidal, Koscielny, Sagna – Sissoko, Guilavogui – Ribéry, Valbuena – Benzema, Giroud

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