Cinéma

« Everybody Knows » : une telenovela iranienne pour ouvrir le Festival de Cannes ?

Everybody Knows VL

La 71e édition du Festival de Cannes s’ouvre aujourd’hui avec Everybody Knows (Compétition), le nouveau film de l’Iranien, Asghar Farhadi.

A l’occasion du mariage de sa sœur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au cœur d’un vignoble espagnol. Mais des événements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.


Pour son ouverture, le Festival de Cannes accouche d’une demi-déception.

En gambit, je me dois de préciser que je n’attendais pas grand-chose de cette première projection. Le cinéma d’Asghar Farhadi m’est toujours apparu assez « classique », fait de drames familiaux aussi maîtrisés que pantouflards.

Et pourtant, on y a cru – une demi-heure seulement, mais on y a cru. En un mot, on a cru au Thriller. Et puis, non, le cinéaste iranien bifurque, tourne en rond, tergiverse. Bardem (royal au bar) et Cruz étaient là pour scorer, et accessoirement gratter quelques prix d’interprétation. Mais rien n’y fait, Farhadi saborde son propre film en refusant de sortir de sa zone de confort.

D’aucuns diraient qu’on a déjà vu bien pire. Et ils auraient malheureusement raison.

NOTE : 6/10

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