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Interview – Uppermost “Nous composons du son par passion”

Interview Uppermost

Il sera l’une des têtes d’affiches de la soirée EF Festival pour la Fête de la Musique. À 28 ans, Uppermost est devenu l’un des gros noms de la musique électronique. Sa carrière, ses ambitions… Uppermost s’est confié à Radio VL.

 

 

D’où t’es venue l’idée de t’appeler Uppermost ?

Le choix d’Uppermost comme nom de scène, c’est une longue histoire. À première vue on peut penser à un délire égo trip car Uppermost ça signifie « le plus haut », « le point culminant ». Le fait est que ce mot n’est jamais utilisé tout seul dans une phrase et c’est ça que j’avais aimé. Pour moi, c’est une représentation de la musique : on devrait tendre à aller au sommet mais on n’y est jamais vraiment. Mon projet c’est de toujours me dépasser.

 

À quel moment t’es-tu dit : “Maintenant je veux faire de la musique” ?

Le moment où j’ai fait le pas en sachant que c’est ce que je voulais faire, c’est quand j’ai décidé d’arrêter mes études. J’ai fait une licence et un master de droit-science politique, un autre master d’ethnologie. À un moment donné, je me suis dit que c’était vraiment ma passion et que je devais y aller à fond. C’est donc vers 2011-2012 que j’ai vraiment décidé d’en faire quelque chose de sérieux et plus seulement un passe-temps.

 

Parmi tes titres phares, il y a Flashback sorti en 2012. Comment ce hit est-il né ?

Ce qu’il faut savoir avec Flashback, c’est que ce morceau n’a pas été prévu pour être un hit mais il a très bien marché. C’est un morceau que j’ai produit en 8 heures, de manière ultra-rapide. Je l’ai composé d’une seule traite, sans faire de pauses. J’ai essayé d’y mettre beaucoup d’émotions, de punch mais sans imaginer que ça cartonnerait à ce point-là.

 

 

Le milieu de la musique est jugé comme très concurrentiel. Comment y évolue-t-on ?

Je déteste les gens fermés d’esprit et j’ai longtemps été confronté à ça dans cette industrie. Moi je n’ai aucune limite, aucune barrière sociale ou psychologique vis-à-vis d’autres personnes. Pour moi, nous sommes tous des gens ambitieux, nous composons du son par passion. Ce que je trouve admirable, c’est que ces gens-là suivent une dynamique et un combat personnel.

 

Selon toi, quel serait le moment déclencheur pour ta carrière ?

Je pense notamment à l’Inox Park (rendez-vous incontournable de la musique électronique, ndr). Ce qui m’a marqué, c’est le fait que Joachim Garraud ait autant de sensibilité pour de nouveaux artistes. J’ai été invité, il m’a emmené sur scène, il a présenté mon projet et j’ai trouvé ça ouf. Si j’étais reconnu internationalement, c’est exactement ce que j’adorerais faire : présenter des petits jeunes qui émergent et les faire découvrir au public.

 

Une carrière demande pas mal de sacrifices. Une telle situation n’est-elle pas trop pesante ?

J’ai la chance d’avoir derrière moi une famille qui me suit et me soutient quoi que je fasse, même si c’était difficile dans les premières années. Maintenant, c’est difficile à vivre : tu es tout le temps en déplacement. Quand je suis en tournée ou en studio, je m’enferme, je ne parle à personne, j’éteins presque mon portable. Personnellement, j’aime bien ce petit côté geek, isolé mais je peux comprendre que d’autres personnes aient besoin de leur espace de confort, avec leur bande de potes et leurs habitudes.

 

Tu as dit tout à l’heure que, plus tard, tu aimerais aider des jeunes talents émergents. Justement, comment fais-tu pour découvrir des artistes ?

J’utilise beaucoup les plateformes de streaming comme Deezer ou Spotify, ce qui est magnifique pour découvrir de nouveaux artistes. Ça permet de découvrir à chaque fois une liste d’artistes inconnus mais avec des sons incroyables. Aujourd’hui, il y a des gamins de 15-16 ans qui arrivent à te faire des sons incroyables alors qu’à 17 ans j’apprenais le mix sur des logiciels douteux. (Rires)

 

Parlons un peu de ton avenir, peut-on s’attendre à un album prochainement ?

Il y a un album en préparation et je pense que c’est un album dans lequel j’ai tout mis personnellement. J’ai déversé tout ce que j’avais en émotions dedans. La promo va commencer à la fin de l’année, d’ici septembre-octobre. Ensuite il y aura un live à partir de l’album. L’objectif c’est de faire un beau live, une belle scénographie digne de ce nom.

 

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