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Le 3 juillet en trois dates

Nombreux sont les événements historiques ayant eu lieu un 3 juillet. Voici, à la loupe, trois d’entre eux qui figurent certainement parmi les plus importants.

3 juillet 324

A l’aube du IVème siècle, l’Empire Romain est divisé par des luttes de succession et des intrigues de pouvoir. La Tétrarchie de Dioclétien a vécu. Elle consistait à partager le pouvoir dans l’empire entre les mains de quatre hommes. Les deux tétrarques principaux, les “Augustes” abdiquent rapidement. Le père de Constantin, lui même tétrarque, finit par succomber. Ses soldats hissent alors ce dernier au rang d'”Auguste”. Après avoir défait Maxence qui avait usurpé le rang de “princeps” à Rome, Constantin fait la paix avec Licinius, son dernier concurrent au pouvoir. Les deux protagonistes décident de se partager l’Empire, à Constantin l’ouest et Licinius l’est. En 313, les deux personnalités adoptent l’Edit de Milan, un texte de tolérance acceptant la religion chrétienne.

Portrait de l’empereur Constantin

Néanmoins, la paix entre les deux rivaux ne dure pas. Rapidement les relations se tendent. Constantin vainc Licinius lors d’un premier conflit. Toutefois, les relations ne vont pas aller en s’arrangeant. Constantin profite d’une invasion barbare pour pénétrer sur le territoire de Licinius, sachant pertinemment que la réaction de ce dernier serait hostile. Il tient ainsi son prétexte pour la reprise des hostilités.

Le 3 juillet 324, les deux armées s’affrontent devant Hadrianopolis (Andrinople), sur les bords de l’Hèbre. Elles disposent d’effectifs comptant chacun plusieurs dizaines de milliers d’hommes. Plus de 200 000 soldats auraient pris part à cette bataille selon les historiens. Constantin réussit à prendre son adversaire au dépourvu. Il fait traverser à son armée l’Hébre, en se servant d’une diversion et déboule par surprise sur l’armée adverse. La victoire est totale et seule la nuit sauvera Licinius qui perd tout de même plus de 30 000 hommes lors de cette journée sanglante. Par la suite, ce dernier s’enfuit à Byzance. Il y sera de nouveau défait, permettant à Constantin de s’affirmer comme l’unique maître de l’empire romain.

3 juillet 1187

Après avoir subi une véritable déroute lors de la première croisade, les musulmans retrouvent leur unité sous Saladin. Maître de l’Egypte et de la Syrie, le Sultan et son armée repartent en guerre contre les croisés avec l’objectif final de reprendre Jérusalem. Le choc entre les deux armées a lieu le 3 juillet 1187 à Hattîn. Petite colline près du lac de Tibériade, au nord-est de la Palestine, Hattîn va constituer l’un des revers les plus marquants de l’histoire des croisades. Ainsi, l’armée des Etats-francs de Palestine, états féodaux issus de la première croisade, est écrasée par celle de Saladin. Une très grande partie de la cavalerie est décimée. La route de Jérusalem est ouverte. La ville sera d’ailleurs reprise par les musulmans quelques mois plus tard.

Bataille de Hattîn

Le désastre de la bataille de Hattîn s’explique par plusieurs facteurs. Le roi de Jérusalem, Guy de Lusignan, paye son incompétence tactique et de commandement. Une carence aggravée par la trahison de Gérard de Ridefort, grand maître de l’ordre du Temple. Les occidentaux perdront ensuite en quelques mois Jerusalem et la plupart des conquêtes du siècle précédant. Cette situation conduira à la seconde croisade.

3 juillet 1940

Le 22 juin 1940, la France de Pétain signe l’armistice avec l’Allemagne nazie. Cela marque non seulement le retrait de la “France institutionnelle” du conflit mais inaugure aussi une ère de collaboration. Toutefois, la flotte française, qui n’a pratiquement pas combattu, demeure l’une des plus puissantes au monde. Elle est amarrée dans la rade de Mers-el-Kebir, près d’Oran (Algérie) et à Toulon. La Grande-Bretagne, sous la houlette de Churchill va alors prendre une décision controversée. Soucieux que la marine tricolore ne tombe pas aux mains des allemands, Churchill souhaite la détruire ou tout au moins la mettre hors de portée des Allemands.

Navires français en flammes à Mers-El-Kebir

Finalement, la Royale Navy attaque Mers-El-Kebir le 3 juillet 1940. La plupart des navires français présents sont alors détruits. Les marins français paient aussi un lourd tribut avec 1297 morts et 350 blessés. Cette agression restera longtemps incomprise du côté français. Elle a toutefois un double avantage pour les Britanniques et Churchill. D’une part, elle permet d’afficher la détermination de ce dernier tant au sein de son pays (face par exemple aux partisans de Hallifax), que face à l’Allemagne ou vis à vis des Etats-Unis dont Churchill espère un soutien. Surtout elle empêche une partie de la flotte française de tomber au main des nazis. Un événement qui ne se produira pas puisque les bâtiments indemnes de la marine se saborderont à Toulon en 1942 lors de l’invasion de la “zone libre”.

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