Le nouveau manifeste contre l’antisémitisme sera publié ce mercredi, et déjà 300 personnes l’ont signé. Parmi elles, plusieurs personnalités politiques, des intellectuels ou encore des journalistes.

Un antisémitisme grandissant

Déjà 300 personnalités ont adhéré à ce manifeste. Celles-ci sont issues de tous milieux : journalistiques (Michel Drucker, Marc-Olivier Fogiel, Bernard De La Villardière), cinématographiques (Gérard Depardieu, Gérard Darmon, Jonathan Cohen) ou encore politiques (Christian Estrosi, Eric Ciotti, Nicolas Sarkozy).

D’après les chiffres du Ministère de l’Intérieur, être juif, c’est avoir 25 fois plus de chances d’être agressé qu’être musulman. On constate aussi que 50 000 Français Juifs ont été obligées de déménager, parce qu’ils ne se sentaient plus en sécurité dans leur quartier. Des chiffres qui ont inquiété de nombreuses personnalités, apportant leur soutien au manifeste écrit par Philippe Val, journaliste et notamment ancien directeur du journal satirique « -Charlie Hebdo.

La conséquence de nombreux actes antisémites perpétués

Les récentes morts de Sarah Halimi, femme de 65 ans, rouée de coups et défenestrée de son immeuble en avril 2017 et de Mireille Knoll, poignardée à son domicile en mars 2018 ont encouragé les quinze collaborateurs à écrire ce manifeste. Celui-ci commence par une phrase marquante, « L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous. » Les signataires viennent de tous bords politiques et religieux. Dans ce manifeste, les signataires dénoncent une « épuration ethnique à bas bruit » dans certains quartiers.

Une main tendue à l’Islam de France

« Je voudrais que nos autorités prennent conscience. On parle aujourd’hui de mettre en place un islam de France. Mais d’abord, il faut nommer les choses, les comprendre. » s’exprime l’ancien ministre de l’Education Nationale Luc Ferry, sur Franceinfo. Le manifeste ajoute que « l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIème siècle » et demande à ce que « les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques », comme l’a fait le concile Vatican II il y a quelques décennies avec l’antisémitisme chrétien.