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On a vu pour vous … les premiers épisodes de Rabbit Hole, avec Kiefer Sutherland.

Rabbit Hole tisse une histoire d’espionnage industriel, de complots et de meurtres – avec Kiefer Sutherland dans le rôle principal.

C’est quoi, Rabbit Hole ? John Weir (Kiefer Sutherland) travaille comme « consultant » auprès de grandes entreprises ; en réalité, il est spécialisé dans l’espionnage industriel et la manipulation d’informations. Par le biais de fake news, trucages d’images, rumeurs et mises en scène, il  influence les marchés et ruine la réputation d’individus pour le bénéfice de ses clients. Lorsqu’il est engagé pour une mission a priori banale, il est loin de se douter qu’il va se retrouver impliqué dans une affaire qui le dépasse : piégé, Weir devient le principal suspect d’un double  meurtre. Seul et aux abois, il prend la fuite et va tenter de découvrir qui est derrière le complot et comment se disculper. 

A la télévision, on se souvient de Kiefer Sutherland dans la série Designated Survivor et surtout pour son rôle de Jack Bauer dans 24. On le retrouve cette fois-ci en tant que héros de Rabbit Hole, thriller de Paramount+ créé par le duo John Requa et Glenn Ficarra. Dans cette série d’action conspirationniste dont nous avons vu quatre des huit épisodes qui composent la première saison, Sutherland incarne John Weir, un maître de la manipulation qui met ses talents au service de grandes entreprises et qui, un beau jour, va être pris à son propre piège.

A lire aussi : On débriefe pour vous … Designated Survivor saison 1, avec Kiefer Sutherland (vl-media.fr)

Concrètement, John Weir est un expert en espionnage industriel. Avec son équipe, il met en œuvre des montages photos, des trucages ou des mises en scène afin d’influencer les résultats des marchés ou de salir la réputation de ceux qui menacent les intérêts de ses riches clients. Mais un jour, après une de ces « opérations », l’une des cibles est retrouvée assassinée et Weir devient le principale suspect du meurtre. Traqué par le FBI et livré à lui-même, il prend la fuite. Avec l’aide de Hailey Winton (Meta Goldwin), une avocate avec qui il a  eu une aventure d’un soir, John va tenter de laver son nom et de découvrir qui l’a piégé. Tous les deux se retrouvent alors emportés dans une spirale de complots et de manipulations où les apparences sont toujours trompeuses et où ils ne peuvent faire confiance à personne. 

Jack Bau… pardon, John Weir, le héros de Rabbit Hole

Les acteurs délivrent globalement de bonnes performances, bien que la série soit complètement dominée par ses deux interprètes principaux. D’abord, Kiefer Sutherland, qu’il est difficile de séparer de son rôle de Jack Bauer, d’autant que John Weir partage de nombreuses caractéristiques avec le héros de 24 : sa capacité à se sortir de situations périlleuses, sa propension aux scènes d’action, les ressources dont il fait preuve, son côté paranoïaque… et ce grognement caractéristique du jeu de l’acteur. Reste que le rôle permet parfois à Sutherland de montrer un personnage un peu plus fragile, notamment grâce aux flash-back qui révèlent une enfance chaotique. Face à lui, l’excellent Charles Dance (le Tywin Lannister de Game of Thrones) joue un rôle majeur, sorte de marionnettiste mystérieux –  et il bénéficie en outre d’une entrée en scène qui vaut son pesant d’or. 

Complots, manipulations, espionnage industriel, héros qui fuit de fausses accusations… Rabbit Hole, c’est un mélange entre Les trois jours du Condor ou Le Fugitif et The flight attendant avec une touche de Mister Robot, qu’on aurait confié aux réalisateurs de 24 ou Homeland. On sait dès le début à quoi s’attendre et le premier épisode confirme cette impression. Tendu, rythmé et sans temps mort, il installe le contexte, présente le héros et met en place le nœud de l’intrigue et les thèmes des fake news, de la manipulation de l’opinion publique et des dérives des nouvelles technologies. Jusqu’à un rebondissement saisissant dans la toute dernière scène. Et ce ne sera pas le dernier. 

C’est même la marque de fabrique de la série. Du moins, à en juger par les premiers épisodes qui nous plongent à chaque fois dans un thriller d’action où tout semble assez facile à anticiper – jusqu’à un ultime coup de théâtre qui nous laisse bouche bée et remet en question tout ce que l’on vient de regarder. Même si l’on comprend rapidement le jeu auquel jouent les scénaristes et le mécanisme sur lequel ils s’appuient, on se laisse facilement prendre au piège. On se demande souvent si on n’a pas manqué quelque chose, une scène-clé, une information importante. Non, on n’a rien raté : c’est la série qui nous entraîne dans une histoire où les apparences sont toujours trompeuses, où des révélations-choc arrivent de manière inattendue… et parfois improbables. Car il faut quand même accepter de fermer les yeux sur des incohérences ou des rebondissements un peu gros, la série en faisant parfois trop.

Ben Wilson (Charles Dance), mentor et allié de John Weir. A moins que…

Si l’on est indulgent sur ce point, Rabbit Hole est un engrenage délicieux qui ne cesse de chambouler son récit. Le deuxième et le troisième épisodes, par exemple, réécrivent complètement l’histoire et même le sujet de la série, tout en s’amusant à nous perdre et à nous plonger dans la confusion. On pourrait dire en quelque sorte que Rabbit Hole est un reflet de la scène qui nous présente John Weir : en apparence banal et sans grande particularité, mais capable d’orchestrer une manipulation qu’on ne voit pas venir, sans en avoir l’air, et dont toutes les conséquences ne se révèlent que plus tard lorsqu’on découvre de nouvelles informations. 

Fondamentalement classique mais dynamitée par des cliffhangers machiavéliques, Rabbit Hole s’amuse  avec les codes de la série d’espionnage. Prenants et efficaces, les quatre premiers épisodes mettent en place de nombreuses pistes et offrent surtout un récit sans fioritures et sans esbroufe. Si elle rappelle de nombreuses autres œuvres de fiction, la série n’en reste pas moins plaisante et addictive. Le genre qui vous donne sacrément envie d’enchaîner les épisodes… ou plutôt d’attendre la semaine suivante puisque Paramount+ diffuse la série à un rythme de deux épisodes hebdomadaires. Et ça aussi, c’est machiavélique !

Rabbit Hole
8 épisodes de 45′ environ.
A partir du 27 Mars sur Paramount+. 

About author

Traductrice et chroniqueuse, fille spirituelle de Tony Soprano et de Gemma Teller, Fanny Lombard Allegra a développé une addiction quasi-pathologique aux séries. Maîtrisant le maniement du glaive (grâce à Rome), capable de diagnostiquer un lupus (merci Dr House) et de combattre toutes les créatures surnaturelles (vive les frères Winchester), elle n'a toujours rien compris à la fin de Lost et souffre d'un syndrome de stress post-Breaking Bad
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