Ce jeudi, une centaine d’élus siégeant au comité syndical va voter afin de résilier le contrat avec le groupe Bolloré en ce qui concerne les Autolib’. Une décision qui a fait réagir les usagers et salariés.

Bolloré gère depuis 2011 les Autolib’ en région parisienne. Cependant, ce service risque de prochainement prendre fin. Ce jeudi à 15h, la centaine d’élus siégeant au comité syndical votera pour décider s’il faut résilier ou non le contrat avec le groupe Bolloré. La cause ? Le gouffre financier que serait les autolib’. Cette résolution a suscité beaucoup de réactions : «C’est dommage car ça ne va pas dans le sens de l’histoire. De l’extérieur, ça avait l’air de très bien fonctionner», a expliqué ce matin Nicolas Hulot. «Cette mise à disponibilité de vélos, de voitures, c’est la mobilité de demain. Cela correspond à une aspiration sociétale importante, il faut qu’on y réponde», a-t-il ajouté.

Les salariés opposés à l’arrêt

Cet après-midi seront également présents des salariés d’Autolib’ afin de manifester leur opposition à l’arrêt. De plus, une pétition a été lancée hier par un client pour appeler au maintien de service. Mercredi soir, elle avait atteint plus de 14 000 signatures.

Cela ne devrait malheureusement pas changer grand chose puisqu’Anne Hidalgo Hidalgo aurait affirmé que la résiliation serait adoptée sans difficultés, jugeant « abracadabrantesque » les 233 millions d’euros demandés par l’entrepreneur breton. La maire de Paris, possédant 55% des voix au comité syndical, la résiliation est quasiment sûre d’être actée.

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Les utilisateurs délaissés

Cependant, ce vote laisse derrière lui une période d’incertitude. Les clients d’Autolib’ ne savent pas quand ni comment ils pourront se déplacer à nouveau dans la capitale. Juridiquement, le service peut s’interrompre dès la notification de la résiliation, soit vendredi ou lundi. Selon nos informations, les deux parties discutent pour que cet arrêt intervienne un peu plus tard. Mais le répit se compterait plus en jours qu’en mois.