Suite à l’agression d’une enseignante dans un lycée du Val-de-Marne ce jeudi 18 octobre. Un hashtag,  « #PasDeVague« , est devenu viral ce 22 octobre sur Twitter. Un ras-le-bol collectif des enseignants qui dénoncent l’absence de réaction de l’Éducation nationale face aux violences faites à leur encontre dans les établissements scolaires.

Dans toute la France, de nombreux enseignants ont tenu à soutenir l’enseignante agressée dans un lycée de Créteil ce jeudi. Avec l’hashtag #PasDeVague, ce sont des milliers de tweets qui ont été publiés ce week-end. Des anecdotes de professeurs et même d’élèves, qui dénoncent l’absence de réaction ou encore la volonté des supérieurs de minimiser les actes dont ils sont victimes. Ne serait-ce pas une intention de ne « pas faire de vague » ?

Des menaces avec une arme factice

Ce jeudi, un adolescent de quinze ans a braqué une arme factice sur sa professeure dans un lycée de Créteil. Son seul objectif : qu’elle le note « présent« . « Tu me mets absent« , lui dit-il, avant de se rendre compte de son erreur et surenchérit avec « tu me mets présent« .  Sur la vidéo, un autre élève se tourne vers celui qui filme et fait des doigts d’honneur, des rires font échos, tout au long de la scène.  La vidéo, filmée sur le réseau social Snapchat a été très rapidement diffusée sur les réseaux sociaux. Le jeune homme quant-à lui, a été mis en examen « pour violences aggravées« .

Le gouvernement réagit

Le Président de la République a réagi fermement sur Twitter face à cet acte.

« Réglementer assez fortement l’usage des téléphones portables » dans les lycées, c’est ce que Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, a déclaré auprès de France info.

« Je recommande aux lycées, en fonction des situations, en fonction des abus qu’ils peuvent constater de l’usage du téléphone portable, a minima de réglementer assez fortement l’usage du téléphone portable, détaille le ministre de l’Éducation. On voit bien qu’il est souvent à l’origine de cyber-harcèlement, d’action de harcèlement contre des élèves, voire un professeur, pour pouvoir le filmer et ensuite faire les malins sur les réseaux sociaux. », a-t-il déclaré.

Par rapport au silence de l’Éducation Nationale dont les enseignants font part sur les réseaux sociaux, il répond : « On ne met pas les problèmes sous le tapis », « on n’est pas dans la logique du pas de vagues. Au contraire. À chaque fois qu’il y a un fait, petit, moyen ou grand, il doit être sanctionné de façon proportionnée. Ça peut aller jusqu’à l’exclusion quand c’est nécessaire et il peut avoir des suites pénales. Nous sommes pas du tout dans une logique de laxisme. » 

Et les tweets affluent…

Les élèves, aussi concernés

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