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Perrotin accueille Murakami avec une exposition colorée avec “BAKA”

Il y a 3 ans, Takashi Murakami redéfinissait l’art contemporain chez Perrotin avec son exposition “Learning the Magic of Painting“. Cette année, l’artiste japonais revient avec une vingtaine d’œuvres à découvrir du 16 octobre au 21 décembre 2019.

Connu pour ses liens étroits avec le monde de la mode et de la musique, Murakami s’affirme au fil des années comme l’un des créateurs les plus influents de sa génération. Considéré comme le digne successeur de Warhol, l’artiste japonais s’amuse à redéfinir les codes de la pop culture. Que ce soit sous forme de sculpture, de peinture, de collage ou de vidéo, Murakami a indéniablement une patte particulière.

KIDS SEE GHOST par TAKASHI MURAKAMI
©Mr./Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved 

L’an dernier, le groupe Kids see Ghost (composé de Kanye West et de Kid Cudi) avait fait appel à l’artiste japonais pour la cover de leur album. Étant ami de longue de date avec les deux musiciens propose une peinture à l’aquarelle à inspiration japonaise et créer une des plus belles pochettes de 2018.

Takashi Murakami est également réalisateur, il a participé à la direction artistique et visuelle de l’album Graduation de Kanye West. Pour cet album il offre un clip coloré et mélancolique avec Good Morning. Le personnage de l’ourson aux grands yeux marquera le public ainsi que l’artiste au point d’en faire sa mascotte.

C’est avec ses collaborations et ses liens étroits avec les milieux urbains que Murakami va mélanger les styles pour créer. Entre art traditionnel japonais, culture pop et art contemporain, le créateur compose sur plusieurs supports. L’exposition chez Perrotin en est la preuve, perdez vous entre peintures, sculptures et fresques.

“BAKA”

Murakami est un habitué de cet espace d’exposition, en effet il s’agit de sa 14ème collaboration avec l’enseigne Parisienne. BAKA (idiot en japonais) se distingue en 4 styles, le nom d’idiot fait réference à ses deux autoportraits en acrylique et feuille de platine sur bois. Ces peintures sont des caricatures le représentant comme niais et sûr de lui en shaped canvas. Les shaped canvas sont des toiles épousants la forme de la peinture. Ce style se retrouve un peu partout dans ces œuvres.

Self-Portrait: Contemplation (2019)
©Mr./Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved 

On retrouve les shaped canvas dans la grande salle consacrée a Mr. DOB. Mascotte depuis 1993, Mr. DOB est un personnage inspiré d’icônes de la pop culture. L’artiste cite comme inspiration Doraemon, Sonic ainsi que Mickey Mouse. Plus que de simples visages, l’artiste expérimente des mélanges de textures et de motifs pour des rendus psychédéliques. Une sculpture Mr.DOB est également présente, faite de résine urethane et de peinture laquée, elle mesure 1m30.

Untilted (2019)
©Mr./Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved 
Untitled (2019)
©Mr./Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved 

Tradition

Le niveau inférieur est consacré à une réappropriation de la peinture traditionnelle japonaise. Deux grandes peintures de 10m de long tapissent la salle jusqu’aux 3 tondos représentants des poissons dans un univers dominé par le bleu et le milieu aquatique. Inspirée d’un vase datant de la dynastie chinoise Yuan (1200/1300) la série Fish Paintings fait référence aux souvenirs d’enfance de l’artiste, entre promenades le long d’une rivière et la contemplation des pécheurs de carpes. Des œuvres douces et calmes démontrant l’étendue du savoir faire de Takashi Murakami.

Fish Paintings (2019)
©Mr./Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved 
Miss Devil Ko² et Devil Ko² (2004)
©Mr./Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved 

L’autre exclusivité de cette visite, une sculpture s’inscrivant dans la continuité de ses statues à taille humaine de personnages féminins de mangas hyper-sexualisés. En collaboration avec Nishi e Da (illustrateur de mangas érotiques) ayant travaillé sur le dessin original, c’est en 2004 que Murakami crée Devil Ko². À ses côtés, une photo datant également de 2004 d’une jeune femme portant le costume de Devil Ko².

BAKA est une touche de couleurs dans cette froide et grise saison, une touche de légèreté complexe aux formes psychédéliques. L’exposition est disponible en entrée libre jusqu’au 21 décembre à la galerie Perrotin (60 rue de Turenne) à Paris.

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Pasinato Pablo Journaliste Culturel VL Média
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