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Pour réussir à l’international, conservez votre ADN français, fait de créativité, de confrontation, de passion

L’expatriation : un casse-tête ? Une révolution ? Candidat aux législatives des Français de l’étranger en Asie-Océanie-CEI, Sébastien Breteau multiplie les réflexions, les partages d’expériences pour imaginer de nouvelles projections d’avenir à l’horizon de la prochaine législature. Il nous dévoile les orientations qu’il souhaiterait développer en direction de la jeunesse. Un programme riche et vitaminé !

INTERVIEW DE SÉBASTIEN BRETEAU, CANDIDAT DIVERS DROITE AUX LEGISLATIVES DES FRANCAIS DE L’ETRANGER DANS LA 11EME CIRCONSCRIPTION

1 / Quel regard portez-vous sur la mobilité et l’expérience de vie à l’international des jeunes ?

Je pense que l’international et la technologie sont les deux nouvelles frontières qui s’offrent aux jeunes. Cette génération a une opportunité formidable d’avoir une vie où les possibles sont autant multipliés. Il faut en profiter.

Si je reviens sur mon parcours personnel, 10 ans vécus au Maroc, des études en France, plusieurs sociétés créées à Hong Kong dont la dernière qui emploie des cadres de 25 nationalités différentes : quel creuset culture merveilleux ! Quelle source d’enrichissement personnel !

2/ Comment et par quels nouveaux projets, les députés des Français de l’étranger qui siègeront à l’Assemblée nationale pourront permettre à la jeunesse d’être plus à l’aise avec le mot « Entreprendre » ?

Je pense qu’il faut encourager et protéger la structure UBIFRANCE qui fait un travail de soutien remarquable pour les jeunes en leur permettant de s’expatrier sous un statut à la fois suffisamment léger pour les entreprises mais aussi qui offre un cadre protecteur. Les VIE (ex VSNE, ex CSNE) ont été une des meilleures idées conduites en France dans les 30 dernières années.

Ensuite, il faut encourager et convaincre les media de relater plus souvent dans leurs colonnes des exemples d’expatriation réussies chez les jeunes. Il est dommage que les journaux télévisés de 20 h préfèrent montrer des images de grèves, de manifestations ou de fermeture d’usines. Quand 50 manifestants CGT squattent devant un Ministère ou empêchent des ouvriers de travailler avec des piquets de grève, ils ont aujourd’hui plus de chances de passer au 20h que quelqu’un qui a créé 10 emplois…Pourquoi ? Les Media ont une responsabilité civique dans le choix des sujets. Ils font preuve, hélas, trop souvent, d’un catastrophisme économique qui privilégie les raccourcis à la pédagogie.

3/ En plein cœur de New Delhi, des étudiants en commerce ont crée leur propre agence immobilière. A Sydney, de jeunes graphistes envisagent de lancer une nouvelle technique de sérigraphie. Quels conseils donneriez-vous à ces jeunes français désireux de construire leur propre « success story » à l’international ?

De conserver leur ADN français, fait de créativité, de confrontation, de passion et de s’ouvrir à leurs clients, d’embrasser les différences culturelles de leurs clients ou employés locaux. Il ne faut pas se renier, il ne faut pas copier, il faut encourager les différences. Chez AsiaInspection, tous les postes sont aussi bien occupés par des locaux asiatiques que par des occidentaux.

4/ Que pensez-vous de l’expérience d’universités asiatiques qui permettent à des jeunes de démarrer une activité protégée et aidée par des législations incitatives au milieu d’une ambiance véritablement stimulante ?

On trouve cela également aux Etats-Unis ou même en France (Incubateur HEC, Pédagogie HEC-Entrepreneurs), donc ce n’est pas une idée asiatique ou nouvelle. C’est juste une bonne idée, à la fois catalyseur d’élan entrepreneurial et créatrice de valeur à long terme.

5/ Existe-t-il aujourd’hui en Europe et dans le monde des modes de gouvernance dans la décision publique ou dans la sphère privée qui se distinguent par leur caractère innovant ?

Je pense aujourd’hui que c’est la consanguinité et l’endogamie qui nuisent à la qualité de la gouvernance des organisations. Il faut un équilibre homme-femme, autodidactes-diplômés, senior-juniors, occidentaux-asiatique ou africains. En résumé, les organisations survivront si l’ADN de leur directoire reflète le monde d’aujourd’hui tel qu’il est.

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