Bruno Retailleau, Dominique de Villepin ou encore Gabriel Attal, l’ensemble de ces personnalités politiques sont attendues au tournant pour l’élection 2027. Retour sur ces personnalités bien connues de la vie politique qui se présentent ou non à l’élection de 2027.
C’est reparti, 5 ans après la précédente élection de 2022, plusieurs candidats débutent leur campagne et préparent l’après-Macron. Cette élection promet d’être un événement bascule dans la vie politique française, à l’image de la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 qui avait divisé. Malgré cette importance, aucune date de scrutin n’a encore été fixée par le gouvernement de Sébastien Lecornu. Toutefois, Emmanuel Macron étant entré en fonction le 14 mai 2022, son mandat s’arrêtera au soir du 13 mai 2027. Or, selon la Constitution, l’élection doit avoir lieu 20 à 35 jours avant la fin de ce dernier. Deux dates semblent alors plus que probables selon le quotidien Le Monde, le 11 ou le 18 avril 2027.
Les candidats à gauche

Clémentine Autain s’est déclarée candidate à la présidentielle. Elle s’est réellement fait un nom en s’imposant comme une figure de proue du féminisme. Récemment, elle avait joué un rôle important durant les élections législatives de 2024 au sein de LFI. Elle avait ensuite quitté le parti en mettant en cause un fonctionnement trop peu démocratique. Elle avait ensuite participé à créer son mouvement « L’après », constitué d’anciens de LFI. La candidate s’est montrée favorable à une primaire à gauche.
Nathalie Arthaud sera également de la partie pour cette élection de 2027. Porte-parole de Lutte ouvrière, elle participera à sa 4e élection présidentielle. Elle est, depuis 2012, l’une des figures du communisme français. Elle avait récolté moins de 1 % des voix en 2012, 2017 et en 2022.
François Ruffin est lui aussi candidat à la présidentielle à gauche, fondateur de son propre mouvement Debout ! Il a lui aussi rompu avec LFI après les élections législatives de 2024. Lors de cette élection, il souhaite représenter la gauche non mélenchoniste, en se concentrant sur la question de l’emploi et sur l’écologie en France. Chez les écologistes, c’est Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Écologistes, qui s’est présentée à la primaire de gauche. Grande défenseuse de ce processus de désignation propre à la gauche, elle se propose comme une médiatrice entre l’ensemble des blocs politiques de gauche.
🔴ALERTE INFO | Marine Tondelier est CANDIDATE à l’élection présidentielle de 2027. (Le Nouvel Obs)
— SIRÈNES (@SirenesFR) October 22, 2025
Elle espère ainsi remporter la primaire de la gauche, dont ses adversaires sont pour l'instant François Ruffin et Clémentine Autain 🥊 pic.twitter.com/2a0qsoL9ae
Enfin, le nom de Jean-Luc Mélenchon semble être une évidence. Bien que le candidat historique de la gauche ne l’ait pas encore officiellement annoncé, il est impensable qu’il ne soit pas présent pour sa 4e élection présidentielle consécutive. L’ensemble de son parti politique refuse de se soumettre à une primaire de gauche, mais semble ouvert à une nouvelle union de la gauche. C’est Manuel Bompard qui avait soumis cette hypothèse, ce qui avait été mal reçu par les écologistes et les communistes.
Qu’en est-il du centre ?
Le camp présidentiel semble être le plus timide à l’approche du scrutin de 2027. Ce manque de candidats s’explique par le bilan contrasté des deux derniers mandats du président Emmanuel Macron. Toutefois, la forte présence d’Emmanuel Macron sur la scène internationale, dans les différents feuilletons diplomatiques, semble avoir « racheté » une crédibilité centriste auprès des différents votants.
👉 Selon un récent sondage, 49% des Français considèrent que l'ancien Edouard Philippe ferait un bon candidat pour représenter la majorité. Il est désormais talonné par Gabriel Attal, en hausse de 15 points. ⤵️https://t.co/vb9eWCjoOt
— Frontières (@Frontieresmedia) February 16, 2024
L’ancien Premier ministre Édouard Philippe est, à ce jour, le seul et unique candidat centriste. Il semble vouloir prendre ses distances avec son ancien dirigeant Emmanuel Macron. Il semble s’imposer comme une union entre la droite et le centre, cherchant à capter des voix auprès d’une droite modérée qui ne se reconnaît plus dans les différentes propositions de la droite.
Gabriel Attal est également un nom à suivre. Chef de file du parti Renaissance et fils idéologique de l’actuel président de la République, il était également Premier ministre en 2024. Il a récemment annoncé vouloir prendre sa décision après une série de déplacements partout en France. Durant ses meetings, il espère ainsi échanger avec les Français et mieux connaître leurs attentes afin de savoir s’il saura ou non y répondre en se présentant comme candidat.
En homme libre !
— Prisca THEVENOT (@priscathevenot) April 19, 2026
« Avec ce livre je veux dire ce que j’ai vécu, qui je suis, ce que je veux pour le pays. C’est un moment de vérité. Pendant plusieurs semaines, je vais me déplacer partout en France et suite à cela je prendrai une décision et je l’annoncerai » – @GabrielAttal pic.twitter.com/wEZWWPAfU6
Les candidats de droite
🙃 Ce week-end, l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a été désigné par les adhérents des Républicains pour être leur prochain candidat à l'élection présidentielle de 2027.
— StreetPress (@streetpress) April 20, 2026
L'occasion de revenir sur quelques propos polémiques (parmi beaucoup d'autres 😶) pic.twitter.com/dBe4jR1IHS
La droite semble vouloir se relever du traumatisme qu’avait été l’élection présidentielle de 2022. Celle-ci était marquée par les 5 % obtenus par Valérie Pécresse au premier tour. Aujourd’hui, c’est Bruno Retailleau qui a annoncé prendre sa suite en se présentant pour le compte des Républicains. Ancien ministre de l’Intérieur entre 2024 et 2025, Bruno Retailleau s’est récemment imposé comme la figure principale de la droite française. Il tient une ligne ferme en termes d’immigration mais rejette toute union des droites, refusant ainsi de s’allier au Rassemblement national ou à Reconquête !.
Dominique de Villepin est également un nom en vogue à droite. Bien que l’ex-Premier ministre de Jacques Chirac n’ait pas encore officiellement annoncé sa candidature, elle ne fait plus aucun doute. Célèbre pour s’être opposé publiquement à la guerre en Irak en 2003, il ne s’est jamais porté candidat à une élection présidentielle. Il s’appuie aujourd’hui sur son microparti La France humaniste en dénotant des autres candidats de droite et propose une alternative plus douce.
À l’extrême droite, Nicolas Dupont-Aignan s’est d’ores et déjà présenté à l’élection présidentielle de 2027. Il avait déjà participé en 2022, où il avait recueilli 2 % des voix. Il prône une rupture totale avec l’Union européenne et est favorable à un rapprochement avec la Russie.
En amont du scrutin, de nombreux rendez-vous restent à attendre, comme la décision judiciaire en appel à l’encontre de Mme Le Pen, qui aura lieu le 7 juillet 2026. Pour rappel, elle pourrait recevoir une peine d’inéligibilité qui l’empêcherait de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Dans ce cas, c’est son fidèle second, Jordan Bardella, qui prendrait la suite et se présenterait à la présidentielle pour représenter le Rassemblement national.