C’est le moteur de recherche en pleine expansion cette année. Créé le 16 février 2013 et hébergé en France, sa particularité c’est qu’il ne « trace » pas ses utilisateurs et ne revend pas les données personnelles aux annonceurs afin de garantir la sécurité de leurs vie privée. 

La France commence de plus en plus à délaisser Google au profit de Qwant. Le moteur de recherche est même intégré à la liste des logiciels libres préconisés par l’Etat français dans le cadre de la modernisation globale de ses systèmes d’information.

Si ce moteur de recherche n’a pas encore fait ses preuves, la France recommande de plus en plus son utilisation.

Une mairie des Yvelines a déjà bannie Google 

La ville de Mantes-la-Jolie a signé lundi 26 novembre une convention avec le moteur de recherche Qwant. Il va être installé sur tous les ordinateurs de la municipalité et sera alors distribué sur les 700 PC de la ville.

C’est la première commune des Yvelines à s’engager en faveur de ce logiciel de fabrication française. Si la municipalité de Mantes-la-Jolie va utiliser ce moteur de recherche c’est pour sa réputation de « web-propreté ».

Le président du conseil départemental, Pierre Bédier se dit intéressé par l’idée d’installer ce moteur de recherche dans tous les collèges des Yvelines.

« C’est aussi un intérêt stratégique. Les grands pays ont leur propre moteur »

De son côté la mairie de Mantes-la-Jolie a réagi  dans un communiqué de presse en disant :

Mantes-la-Jolie met au cœur de ses préoccupations l’enjeu de la collecte de données à caractère personnel. La Ville entend ainsi, par un partenariat avec la Société Qwant, assurer la protection des données personnelles de ses agents mais aussi celles des enfants fréquentant les écoles primaires et du public dans les médiathèques.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Qwant (@qwantcom) le 18 Oct. 2018 à 8 :42 PDT

Qwant en pleine essor 

Le moteur de recherche s’attaque à tous les fronts. Après QwantMusic, moteur de recherche musical qui recenser les dernière sorties, Qwant s’attaque désormais à la cartographie. QwantMaps est disponible depuis déjà plusieurs semaines, mais il encore en version alpha. La navigation n’est par exemple pas encore disponible. La start-up français est également en train de développer son propre service de paiement mobiles et d’emails.

Si le projet de faire un navigateur qui ne trace pas et respect la vie privée des utilisateurs accélère son développement, c’est notamment à cause du scandale Cambridge Analytica. Beaucoup d’internautes ont eu un déclic quand la sécurité de leurs données personnelles sur web.

Qwant atteint aujourd’hui la deuxième place des moteur de recherche les plus utilisé des français selon SimilarWeb.

 

A lire aussi : Trois questions à Horse Republic : le nouveau club de tous les cavaliers !