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Réchauffement climatique : la forêt amazonienne rejette plus de CO2 qu’elle n’en absorbe

Selon une étude publiée ce mercredi, une grande partie du bassin de l’Amazonie émet désormais du CO2, au lieu d’en absorber. Les raisons de cette transformation ? La déforestation et le changement climatique, rapportait la revue « Nature ».

Pour cette étude, la revue scientifique anglaise Nature s’est appuyé sur la récolte de 600 échantillons d’air et de monoxyde de carbone. Ces prélèvements ont été réalisés à diverses altitudes entre 2010 et 2018. 

Passage d’un « puit de carbone » à une source de CO2

Après analyses et comparaisons, les chercheurs ont décrété que le sud-est de la forêt, en particulier, serait passé d’un « puits de carbonne » à une source de CO2. Les sols et les plantes en Amazonie ne parviennent plus à absorber suffisamment de CO2, car le gaz est présent en trop grosse quantité. Ainsi, la vaste région de l’Amérique du Sud ne recrache plus que du CO2, en majorité, ce gaz incolore et non-toxique qui est responsable du réchauffement de la planète. 

Le constat d’une absorption en déclin du CO2 ne date pas d’hier. En effet, depuis ces cinquante dernières années, la végétation en Amazonie arrivait déjà à sa limite en absorbant plus d’un quart des émissions de CO2, alors que ces gaz avaient augmenté de 50%. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les arbres et sols ne parviennent plus à transformer suffisamment de CO2 en carbone et oxygène et la région est devenue une trop grosse source de gaz à effet de serre. 

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution 

Les chercheurs ont mis en avant plusieurs raisons pour expliquer cette découverte. Tout d’abord, le problème de la déforestation et de la dégradation des forêts qui « réduisent les capacités de l’Amazonie à agir comme puit de carbone », ont décrit les chercheurs. Les forêts sont brûlées pour de faire de la place à l’élevage et l’agriculture intensive. 

Le changement climatique est également à prendre en compte. Pendant la saison sèche, les températures ont gagné 3°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Ce qui représente près de trois fois plus que la moyenne mondiale, rapportait Europe 1.

Ainsi, dans un commentaire publié dans Nature, Scott Denning de l’université du Colorado « remet en cause la capacité des forêts tropicales à séquestrer à l’avenir de larges volumes de CO2 dérivé des énergies fossiles ».

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Journaliste et étudiante à l'École d'Histoire de La Sorbonne.
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