Alors qu’un nouveau témoignage pourrait bien embarrasser un peu plus la position de Richard Ferrand, retour sur la première affaire du quinquennat Macron :

 

24 mai :

Le Canard Enchaîné révèle que le ministre de la cohésion des territoires a fait louer en 2011 par les Mutuelles de Bretagne, dont il était le directeur, des locaux appartenant à sa compagne. Par cette location, il aurait ainsi permis à sa compagne, Sandrine Doucen, de s’enrichir à hauteur de 500 000 euros. Il s’agit du premier accroc pour le gouvernement Macron, qui vise une administration loin de tout scandale impliquant ses ministres. La nouvelle intervient surtout au moment où François Bayrou, Garde des Sceaux, prépare une loi sur la moralisation de la vie publique.

 

Le jour même, à l’issue du conseil des ministres, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, annonce que la légitimité du ministre n’est pour l’instant pas remise en cause.

Quant à l’accusé, ce dernier se défend en expliquant que le bail qu’on lui proposait était le moins cher. Face aux accusations qui ne cessent de parvenir, le ministre préfère ironiser en parlant du scandale comme d’un « cadeau de bienvenue ». Le lendemain, alors qu’il est en campagne législative, il exclut toute démission de sa part.

 

25 mai :

Le secrétaire général des Républicains annonce que le parti saisit le Parquet national financier (PNF) pour ouvrir une enquête. Les Républicains demandent en effet à ce qu’une enquête similaire à celle autour de François Fillon soit menée. Le Parquet refusera finalement de mener une enquête, créant ainsi une première vague de critiques dans la classe politique.

 

Retour sur l'affaire Ferrand

En pleine campagne pour les législatives, Marine Le Pen a été l’une des premières à réclamer la démission de Richard Ferrand.

 

26 mai :

Le parquet de Brest annonce que les faits dénoncés par l’hebdomadaire ne constituent pas une infraction et que cela ne permet pas d’ouvrir une enquête. Déçus par cette décision, des membres du parti Républicain remettent en cause une justice « douteuse ». Dès lors, les attaques visant le ministre de la Cohésion du Territoire se multiplient.

Le même jour, Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire du PS, dénonce un « enrichissement personnel » et prédit la démission prochaine de Richard Ferrand.

Du côté du ministère, ils sont nombreux à apporter leur aide à Richard Ferrand. Le Premier Ministre Édouard Philippe soutient Ferrand mais reconnaît qu’il y a effectivement un débat politique autour des agissements du ministre.

 

29 mai :

Aujourd’hui, un nouveau témoignage vient accabler un peu plus le ministre. M. Castel, ancien bâtonnier de Brest à la retraite, indique que le compromis de vente de l’immeuble avait été signé par Richard Ferrand lui-même.

Lors de l’interview, M. Castel se dit même « choqué » par la manœuvre de l’actuel ministre. Présent lors de la signature du bail, l’ancien bâtonnier n’hésite pas à parler d’enfumage de la part du ministre.

 

 

 

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