Désormais disponible sur Netflix, le film San Andreas est passé par toutes les plateformes et on le voit pourtant toujours avec plaisir.
Lorsque la tristement célèbre Faille de San Andreas finit par s’ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d’hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s’est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l’espoir de sauver leur fille unique. Alors qu’ils s’engagent dans ce dangereux périple vers le nord de l’État, pensant que le pire est bientôt derrière eux, ils ne tardent pas à comprendre que la réalité est bien plus effroyable encore…
L’essentiel
San Andreas s’inscrit dans une longue liste de films catastrophe sortis depuis presque 30 ans au moins. La Terre a été détruite en long en large et en travers par des tornades, des tsunamis, des astéroïdes et même la Lune qui s’est écrasée sur Terre. Dans cette série de films, il y a en général deux écoles : ceux qu’on appelle les « toujours plus » qui enchaînent les catastrophes pour maximiser le spectacle et ceux qui ambitionnent a minima de surfer sur une forme de réalisme. Armageddon serait dans la première catégorie tandis que Deep Impact serait dans la 2e ; Le Pic de Dante dans la 1ère / Volcano dans la 2e, … San Andreas serait un peu au milieu : elle a ses scènes extraordinaires et son héros qui réussit tout, mais elle joue aussi sur une forme de réalisme dans le traitement de la catastrophe.

On aime ou pas
Il y a certains films qui ne payent pas de mine, qui ne brille pas par l’originalité de leur scénario et ni par le traitement de leurs personnages mais dont le plaisir demeure intact malgré la multitude des rediffusions. San Andreas est un de ces films. D’abord par la progression de son intrigue qui est parfaitement menée et la montée en puissance de la menace qui cercle la narration, une fois les personnages sauvés, le film s’arrête.
En ça, les scènes de séisme de San Andréas sont parfaitement maîtrisées et débouchent toute sur une conséquence différente. La plus impressionnante est celle qui voit Emma coincée en haut d’un building qui va s’écrouler sur lui même et qui ne peut être sauvée que par le toit et les airs ; il y a aussi ce tsunami qui fond sur San Francisco avec une rage décuplée et qui pourrait emporter nos héros.
Ensuite, les personnages ne sont jamais agaçants (comme dans Le jour d’après) et ne sont pas tant des archétypes de personnages voués à mourir que des personnages finalement assez banals, sympathiques même à l’image de Blake, qui n’est jamais agaçante comme d’autres personnages féminins de films catastrophe que les auteurs ne ménagent jamais. Même le héros que joue Dawyne Johnson est dans une case où il peut être préservé. Certes il se sort de situations qui font de lui un surhomme mais sans trop en faire paradoxalement ce qui fait de un héros plutôt humain. La relation avec sa fille et son ex-femme, certes un poncif du genre, est posée avec un brin de justesse qui n’entache pas l’histoire globale du film.
San Andreas répond donc aux codes du bon divertissement que l’on aime regarder, notamment l’été, sans jamais bouder son plaisir. On se prend du bon spectacle dans la figure et on accepte volontiers des transgressions qui ne servent qu’à faire avancer le spectacle.