S’il y a bien quelque chose que personne n’avait vu arriver c’est bien ça : la France va accueillir un parc d’attractions Dragon Ball ?
C’est une image qui est restée gravée dans la mémoire collective de l’aménagement du territoire francilien : la silhouette colossale du Gargantua assis, dominant de ses trente-cinq mètres les plaines de Courdimanche. Inauguré en grande pompe en 1987, Mirapolis se voulait la réponse française aux géants du divertissement américain. L’aventure s’est pourtant soldée par un fiasco financier mémorable, scellé par la fermeture définitive du parc en 1991 et la démolition de son titan gargantuesque. Mais aujourd’hui, les rumeurs vont bon train quant la volonté au plus haut sommet de l’Etat de relancer ce site et offrir un nouveau projet à la France sur le site de Mirapolis.
La diplomatie secrète des cabinets d’affaires
Cette résurrection inattendue ne doit rien au hasard. Depuis de longs mois, selon les informations de Politico et du Parisien, l’Élysée orchestrerait dans la plus grande discrétion des pourparlers stratégiques avec les autorités de Riyad. L’objectif : concrétiser un partenariat d’envergure internationale en attirant des capitaux saoudiens sur le sol français.
Pour l’Arabie saoudite, cette initiative s’insère méthodiquement dans son plan stratégique Vision 2030, axé sur la diversification économique post-pétrole et le déploiement international de ses filiales de loisirs.
Le choix de la franchise créée par Akira Toriyama repose sur une synergie industrielle éprouvée : la ville nouvelle de Qiddiya abrite déjà le chantier d’un premier parc d’attractions mondial dédié à Dragon Ball. Transposer et décliner ce concept aux portes de Paris offre à Riyad une vitrine européenne d’exception, capable de capter les flux touristiques mondiaux qui traversent la capitale.