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Sommeil : 5 choses que vous ne savez peut être pas sur les somnifères

Insomnies, réveil en plein milieu de la nuit, anxiété… : selon l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), près de 13,4% de la population française a consommé au moins une fois une benzodiazépine (anxiolytiques) en 2015. 46,1 millions de somnifères ont été vendus la même année.

Utilisés seulement par occasion ou parfois même de façon quotidienne, les français ont souvent recours au somnifères, faisant grimper le pays au deuxième rang de la consommation des benzodiazépines en Europe. Pour vous aider à en savoir plus, voici 5 choses que nous ne connaissez peut être pas sur ces médicaments.

1 : Les benzodiazépines, c’est quoi ?

Les benzodiazépines agissent directement sur les terminaisons nerveuses et sur les fibres musculaires. Au niveau de la terminaison nerveuse, cet élément fonctionne avec un neurotransmetteur qu’on appelle le GABA (Acide γ-aminobutyrique). Grâce à cette action, le benzodiazépine induit le sommeil et diminue l’anxiété. Quant fibres musculaires, l’élément agit pour détendre les muscles et favorise donc leur relâchement.

2 : Somnolence en journée

À cause de sa durée de vie élevée dans l’organisme, les somnifères peuvent engendrer des risques de somnolences dans la journée. Selon une étude du British Journal of Clinical Pharmacolog, la prise de benzodiazépines augementerait de 40% le risque d’avoir un accident routier responsable, causée par une somnolence accrue.

3 : Risque de cancer plus élevé

Une étude publiée dans le journal médical BMJ (British Medical Journal) a révèlé le lien entre l’utilisation de somnifère et le risque de cancer. Cette dernière confirme que la prise de benzodiapézines engendrerait un risque de cancer qui serait 35% plus élevé que la normale.

4 : Risque d’Alzheimer également plus élevé

D’après une étude de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), la prescription de somnifère aggraverait les symptômes de la maladie d’Alzheimer et accélèrerait son évolution. Cette étude précise que l’utilisation de benzodiazépines pendant 3 mois ou plus est associée à un risque plus élevé (jusqu’à 51%) de développer la maladie d’Alzheimer après 65 ans. Elle révèle également que le risque augmente avec la durée de l’exposition : plus votre prise de somnifère sera prolongée, plus le risque sera grand.

5 : La dépendance

Lorsqu’une personne prend des benzodiazépines pendant plusieurs mois voire plusieurs années, le risque de dépendance physique et psychologique est très élevé. Sur le plan psychique, la dépendance s’exprime par un très fort besoin de prendre le médicament. En revanche, lorsque le médicament est prescrit pour surmonter une crise de plusieurs semaines ou pris de façon occasionnelle, un tel risque n’existe pas.

 

À consommer avec modération donc !

 

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