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Une jeune fille de 8 ans, attachée à un arbre et brûlée vive en Amazonie

Une nouvelle tragédie vient mettre la lumière sur des décennies de pratiques inhumaines auxquelles s’adonnent les bûcherons qui ravagent les forêts d’Amazonie. Un seul mot d’ordre, couper des arbres, les tributs locales seront décimées sans pitié si c’est ce qu’il faut faire pour gagner de l’argent.

Les forêts d’Amazonie, aussi appelées “les poumons de la planète” sont absolument vitales pour la survie de l’espèce humaine car elles participent à un équilibre global sans lequel nous ne pourrions respirer. Mais ce sont également des lieux uniques recelant un écosystème d’une richesse inouïe dont nous n’avons pas encore percé tous les secrets et qui de jour en jour, hectare par hectare sont ravagées par des armées de bûcherons qui n’y voient que des kilomètres et des kilomètres de dollars.

Mais les forêts amazoniennes recèlent un autre trésor inestimable, des peuplades qui n’ont encore jamais eu de contact avec la civilisation. Et ces tributs, aujourd’hui très rares, sont au centre de nombreuses discussions et de multiples programmes visant à les défendre des ravages de notre mode de vie et du danger sans cesse croissant de l’annihilation de leur habitat naturel. Pour les bûcherons, ce n’est qu’un obstacle de plus se dressant entre leurs scies et leurs dollars.

C’est dans ce contexte qu’au Brésil, une petite fille de 8 ans a été faite prisonnière par des bûcherons, a été attachée à un arbre et brûlée vive, le tout faisant partie d’une campagne pour déloger les tributs locales pour pouvoir couper encore plus d’arbres. D’après le chef d’une tribut environnante, Luis Carlos Guajajaras, elle était membre d’une tribut qui vivait très profondément dans la forêt et que c’était probablement la toute première fois que celle-ci voyait le visage d’un homme blanc…

Le CIMI (Conseil Indigène missionnaire), une équipe de catholiques, aurait confirmé le décès après avoir déclaré avoir visionné une vidéo qui montrait le corps calciné de la petite fille.

Le gouvernement Brésilien a déclaré mener activement son enquête, il serait temps, d’après le CIMI entre 2003 et 2010, il y’aurait eu plus de 450 personnes issues des tributs amazoniennes qui auraient été tuées par des bûcherons.

D’après Scott Wallace (auteur de The Unconquered, un livre sur les dernières tributs amazoniennes qui n’ont pas encore connu la civilisation)  c’est une nouvelle tragique, mais qu’avec la densité et l’immensité du territoire, il s’agirait probablement d’une activité régulière.

Ah oui! Au passage, la fille se serait aventurée un peu loin de sa tribut (les Awà) au sein d’un parc protégé dans l’Etat de Maranhão, où l’on aurait découvert de riches gisements de fer ainsi que du bois de construction d’excellente qualité. Le choix semble bien difficile, défendre la dignité humaine et le patrimoine de l’humanité ou s’en mettre plein les poches? Quand on se rappelle de la tribut des Akuntsu dont il ne reste plus que 5 survivant du fait des raides de bûcherons et de ranchers, dont les crimes n’ont jamais été puni, la réponse semble s’imposer d’elle même…

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