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Zoï Séverin (Zodiaque) : « C’est une marque d’honneur, de fierté »

Révélée au grand public dans Ici tout commence, la comédienne Zoï Séverin s’impose désormais au casting de la nouvelle saga de TF1, incarnant Stella dans Zodiaque. Entre défis de jeu, tournages intenses et désirs de cinéma, elle s’est confiée sur ce tournant majeur de sa carrière.

Une nouvelle envergure sur TF1

Qu’est-ce qu’on vous a dit au départ concernant le passé et le passif de ce personnage ?

Zoï Séverin : Pour passer le casting, non, ils ne m’ont pas dit tout de suite. Attends, j’essaie de me souvenir… Ah si en plus ! Pour la scène de casting, c’était effectivement la scène où j’apprenais qui est le Zodiaque. Donc ouais, ouais, si, si. Mais j’ai su, et puis c’était un rôle d’une sacrée envergure, donc je suis très contente.

Vous ne connaissiez pas du tout l’univers d’origine de la série. Vous n’avez pas cherché à regarder des rappels ou les précédents épisodes pour vous imprégner ?

Zoï Séverin : Stella, c’est un personnage qui amène beaucoup de nouveautés aussi avec la nouvelle génération, avec tout ça. Et du coup, vu que je suis assez « éponge », je n’avais pas envie de regarder la série, de m’imprégner, de me prendre toute cette série. Et du coup, je me suis dit : ok, je la regarderai peut-être plus tard, mais pas pour jouer.

Est-ce que le thriller, ce genre d’histoire un peu sombre et âpre, est un registre que vous affectionnez particulièrement ?

Zoï Séverin : Si, si, oui, j’aime beaucoup. J’avais encore jamais fait de thriller, donc c’est très cool. Et puis, vu l’envergure du projet, c’est vrai que j’étais hyper contente.

C’est un exercice particulier, car il faut constamment jouer avec l’ambiguïté des soupçons auprès du téléspectateur…

Zoï Séverin : Tu as une manière de jouer aussi qui est différente, parce qu’il faut que tu joues le non-coupable, et puis le coupable, et puis le non-coupable. Donc, tu joues avec un peu une ligne, et cette ligne, il faut que tu la rajoutes déjà à tes couleurs de jeu. Je trouve qu’en tant que comédienne, c’est hyper intéressant de pouvoir jouer ce genre-là, et j’ai été hyper bien accompagnée par Bruno [Garcia] et toute l’équipe.

Ce côté « survival », un peu à l’américaine à la manière d’un Scream ou Détour mortel, rappelle une intrigue intense que vous aviez déjà défendue dans Ici tout commence (ITC) avec l’arche de « La Secte »…

Zoï Séverin : C’est ça. Je ne sais pas si c’est cette arche-là du quotidien qui leur a donné envie de m’appeler. On sortait un peu de ce que la quotidienne avait l’habitude de faire, avec le kidnapping et tout. Et je m’étais tellement éclatée à faire ça, avec la cascade, et puis même les enjeux étaient aussi différents de ce qu’on avait l’habitude de faire. Donc oui, j’étais hyper contente qu’on m’appelle pour faire un thriller.

Une collaboration fusionnelle sur le plateau

Comment s’est déroulé le tournage sous la direction du réalisateur Bruno Garcia ?

Zoï Séverin : Déjà, Bruno, c’est une personne humainement exceptionnelle, qui est très à l’écoute et qui est vraiment englobante. Il y a un truc très… Il est avec toi. Quand il t’écoute, il t’écoute vraiment. Et du coup, sur le plateau, ça s’est vachement retranscrit. Dans la collaboration, même au niveau du texte, si nous, on avait des propositions, il était tout à fait à l’écoute. Et après, en fait, il n’a aussi pas de filtre. C’est-à-dire que si lui, il pense quelque chose, il va nous le dire. Il n’y avait pas d’ego de réalisateur, de comédien. Juste, on était là pour bosser, pour le projet, pour la série.

On dit qu’il dirige au plus près de ses interprètes, presque comme s’il faisait partie de la scène.

Zoï Séverin : Bruno, dans sa manière de diriger, dans sa manière de réaliser, tu vois, il est derrière la cam’, donc il y a quelque chose où il est presque avec toi dans la scène. C’est presque un autre comédien. Il n’est pas loin, derrière, au combo. Il est vraiment avec toi. Et donc, quand tu fais une proposition, tu sais qu’il est là, qu’il te regarde. Le climat de confiance s’est très, très vite installé. C’est ce qui fait aussi que la collaboration était juste sublime et très agréable.

Ce projet a aussi été l’occasion pour vous de donner la réplique à de nouveaux visages de la chaîne.

Zoï Séverin : Ah oui, franchement, c’était super. Moi, j’ai adoré jouer avec Abdela, qui joue le copain de Stella. C’est un partenaire en or. C’est quelqu’un qui est très humain, très pareil dans l’écoute et qui est très généreux aussi. Et pareil avec Philippa, avec Erika. On a tissé des vrais liens. C’était hyper enrichissant, que ce soit humainement ou professionnellement.

Vous partagez également l’affiche avec un monument, français, Francis Huster. Comment est-ce de travailler à ses côtés ?

Zoï Séverin : Je suis très contente de jouer avec Francis aussi, qui a la carrière qu’il a et qui est la personne qu’il est. Il est tellement intense. Il y a un feu qui brûle constant chez lui. Je crois que je n’ai jamais vu quelqu’un d’autant focus et concentré pendant trois mois. Il est non-stop. Ça force le respect et ça donne des ailes. Vu que je suis vachement éponge, je prends beaucoup de ce que je vois, de ce que je ressens autour de moi. Et Francis, il est hyper inspirant. Il a donné beaucoup de conseils. On a aussi eu beaucoup de discussions sur la vision du métier, sur la vie.

L’importance de la préparation technique

Pour en revenir à votre travail au quotidien, notamment sur les intrigues complexes de la quotidienne (ITC) où votre personnage de Jasmine a traversé une lourde crise liée à sa bipolarité, comment puisez-vous l’énergie pour de telles scènes ?

Zoï Séverin : J’avais fait un gros travail de préparation parce que ça s’est tourné sur trois semaines et il fallait monter en graduation dans la bipolarité. Et du coup, moi, je me fais des sortes de continuités vu qu’on tourne dans le désordre. Je m’étais fait genre trois stades pour monter, on va dire, en bipolarité.

Le rythme effréné des tournages quotidiens impose-t-il une rigueur technique absolue ?

Zoï Séverin : J’ai beaucoup bossé, notamment même la diction, pour avoir un débit de parole de plus en plus rapide aussi. J’ai beaucoup bossé mes textes pour les avoir « en cordeau », pour pouvoir être libre après dans le jeu et pouvoir accélérer. Ce qui était très compliqué, c’était quand j’étais en cuisine et qu’il fallait que je parle à une vitesse folle. Spontanément, je parle assez vite, mais il ne faut pas perdre l’articulation. Et au contraire, ralentir après, revenir dans un débit plus lent, pour moi ça reste un exercice.

Cap vers le grand écran et de nouveaux horizons

Cela fait maintenant cinq ans que vous incarnez Jasmine. Était-il temps pour vous de vous échapper vers d’autres horizons ?

Zoï Séverin : Oui, forcément. Le personnage de Jasmine, je le connais bien. Donc, ça m’a fait du bien de pouvoir aussi incarner Stella, qui n’est pas du tout dans la même… Enfin, elles peuvent avoir des similitudes, forcément, mais ça fait du bien d’aller jouer un autre genre, de rencontrer de nouveaux acteurs avec d’autres énergies. En tout cas, dans l’année 2025-2026, c’est vraiment ce qui s’est passé. J’ai pu faire ITC, j’ai fait Zodiaque, j’arrive à me libérer du temps pour pouvoir faire d’autres projets.

Quels sont vos prochains défis ? Verra-t-on bientôt Zoï Séverin au cinéma ?

Zoï Séverin : Oui ! J’ai fait un long-métrage récemment. J’ai tourné en février, dans un film qui va s’appeler Monstre, pour le moment. On a tourné pendant un mois au Luxembourg, donc, normalement, ça sortira au cinéma l’année prochaine.

Et la réalisation, ou un film en costumes, cela ferait-il partie de vos envies ?

Zoï Séverin : Réaliser, ce serait chouette, mais pas pour le moment. Je ne me sens pas assez prête. C’est un métier à part, donc j’aimerais bien plus l’étudier avant de m’y lancer. Mais non, j’aimerais beaucoup faire un truc d’époque. Costumes, rock’n’roll. Ouais, j’aimerais beaucoup. On croise les doigts !

About author

Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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