Le 14 avril 2026, tout bascule pour Carlos Alcaraz. Lors de son match du premier tour à l’ATP 500 de Barcelone, l’Espagnol se blesse au poignet droit. Le diagnostic tombe rapidement : une tendinite. D’abord jugée bénigne, la blessure se révèle plus sérieuse que prévu. Depuis, le numéro 2 mondial enchaîne les forfaits et son retour reste incertain.
Un calendrier ravagé, tournoi après tournoi pour Carlos Alcaraz
Les abandons s’accumulent à une vitesse alarmante. Barcelone d’abord, puis Madrid, Rome et enfin Roland-Garros dont Alcaraz était le double tenant du titre. Une finale épique contre Sinner en 2025, deux sacres consécutifs sur la terre battue parisienne : tout ça pour regarder le tournoi depuis son canapé.
Mais la saison sur terre battue ne suffisait pas. Ce mardi 19 mai, Alcaraz a officiellement annoncé son forfait pour le Queen’s et Wimbledon. Sur ses réseaux sociaux, il écrit sobrement : « Ma récupération avance bien et je me sens beaucoup mieux, mais malheureusement je ne suis pas encore prêt à jouer. » Un message court, mesuré, qui dit pourtant tout.Résultat : toute la saison sur gazon s’envole. Deux titres à Wimbledon (2023 et 2024), une finale perdue en 2025 face à Sinner le gazon, c’est son terrain de chasse. Cette année, il devra regarder les autres jouer.
Un début de saison pourtant exceptionnel
Ce qui rend cette absence encore plus cruelle, c’est le contraste saisissant avec le début d’année. En janvier, Alcaraz écrase tout sur son passage à Melbourne. Il remporte l’Open d’Australie face à Novak Djokovic et devient, à seulement 22 ans, le plus jeune joueur de l’histoire à réaliser le Grand Chelem en carrière. Un exploit que ni Federer, ni Nadal, ni Djokovic n’avaient accompli aussi jeune. Un sommet absolu.
Dans la foulée, il enchaîne les victoires. Avant sa blessure à Barcelone, il affiche 22 victoires pour seulement 3 défaites sur la saison. La forme est étincelante, la confiance au maximum. Tout laisse penser qu’Alcaraz est parti pour dominer l’année de bout en bout.
Puis le 14 avril, un simple match de premier tour à Barcelone contre Otto Virtanen. Un geste, une douleur. Et tout s’arrête brutalement.
Prudence et impatience pour l’entourage de Carlos Alcaraz
Face aux rumeurs de précipitation, Alcaraz et son équipe tiennent un discours clair : pas question de risquer l’irréparable. Avant de renoncer à Roland-Garros, il avait prévenu : « Forcer pourrait me nuire considérablement pour les tournois à venir. Je préfère revenir plus tard et en pleine forme. » À 23 ans, il pense long terme. Et c’est exactement la bonne attitude.

Pourtant, les chiffres font mal. Il défendait 1 200 points ATP à Wimbledon en tant que finaliste sortant. Pendant ce temps, Jannik Sinner trône en tête avec 14 700 points, soit près de 2 750 unités d’avance. La concurrence, elle, ne ralentit pas. La prochaine fenêtre réaliste reste le swing nord-américain sur dur : les Masters 1000 de Toronto et Cincinnati en août, puis l’US Open fin août. Un retour à ce moment-là lui permettrait de limiter la casse. Sinner lui-même l’a reconnu : « Le tennis a besoin de Carlos. C’est un bien meilleur sport quand il est là. » Ces mots résument parfaitement le vide laissé par l’Espagnol. Pour l’heure, Alcaraz travaille dans l’ombre, loin des caméras et des grands stades. Son retour n’a pas de date. Mais quand il reviendra et il reviendra le tennis reprendra toute sa saveur.