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Affaire Armstrong : corruption, médias et décrédibilisation

Armstrong

Hier, l’UCI a annoncé la dissolution de la Commission d’enquête sur Lance Armstrong. Un nouveau virage dans l’affaire, qui permet de faire un état des lieux concernant les déboires du cycliste.

DE LA CORRUPTION…

Peu de temps avant le Tour de France en 2005, Armstrong avait financé pour son ami Hein Verbruggen, l’ancien président de l’UCI (Union Cycliste Internationale), une machine antidopage. Celle-ci aurait coûté 85 000 euros, mais Lance Armstrong lui en aurait donné 25 000 de plus. Derrière l’affaire de corruption qui n’est plus à confirmer pour certains, l’UCI était accusée d’avoir couvert le cycliste texan.

Aujourd’hui, les membres de la Commission d’enquête se heurtent à la résistance de l’UCI, qui refuse deux procédures distinctes. En accord avec l’AMA (Agence Mondiale Antidopage) et l’USADA (l’agence américaine antidopage), l’Union va donc participer à une nouvelle enquête, comme le rapporte Pat Mc Quaid, son actuel président, dans un communiqué :

Pendant le week-end, je me suis entretenu avec John Fahey, le président de l’AMA. Il a confirmé la volonté de l’agence mondiale d’aider l’UCI à mettre en place une commission “Vérité et réconciliation”, et a également déclaré que l’AMA n’avait pas confiance dans le processus actuel de la Commission indépendante

… À LA MÉDIATISATION

Depuis toujours, les scandales dans le milieu sportif défraient les médias. Dans le cas d’Armstrong, son omniprésence dans les journaux, à qui il fait vendre du papier, confère presque au sportif une aura d’homme politique.

Parfois aussi à la limite du personnage people, son apparition sur la chaîne OWN (Oprah Winfrey Network) pour une interview réalisée par l’animatrice américaine éponyme le 18 janvier dernier, a rassemblé plus de 28 millions de téléspectateurs à travers le monde.

Revoir l’interview ► Armstrong avoue s’être dopé

LE CYCLISME DÉCRÉDIBILISÉ

Accusé de dopage dans un rapport de l’USADA, Lance Armstrong s’est vu retirer ses sept titres de vainqueur du Tour de France acquis entre 1999 et 2005, en octobre dernier. Sportivement parlant, l’épreuve est décrédibilisée à cause de la prise de substances : les valeurs athlétiques et les performances de course sont remises en question.

Le scandale poussera même Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, à se prononcer sur le remplacement du vainqueur ; mais il annoncera que personne ne sera désigné à la place d’Armstrong, les autres gagnants potentiels étant eux-mêmes liés à des affaires de dopage. Un fléau qui n’est d’ailleurs pas une nouveauté dans le milieu du cyclisme, comme le rappelle Pat Mc Quaid en justifiant le nouveau procédé d’enquête :

Nous avons décidé qu’un processus de vérité et réconciliation était le meilleur moyen d’examiner la culture passée du dopage au sein du sport cycliste et de mettre les choses à plat afin que le cyclisme puisse aller de l’avant

La Phonak, l’équipe suisse de cyclisme, reste quant à elle experte en la matière. Des manipulations sanguines – l’homotransfusion – entre coéquipiers compatibles ont permis aux coureurs de se placer en tête pendant de nombreuses années.

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