Ouvrière agricole chrétienne pakistanaise, Asia Bibi avait été condamnée à mort en 2010 pour blasphème. Son histoire a eu un retentissement international.  

Accusée de blasphème
Il lui était reproché d’avoir bu l’eau d’un puit réservée aux musulmans et d’avoir par la suite critiqué le prophète Mahomet. Elle aurait indiqué aux deux ouvrières agricoles musulmanes qui l’accompagnaient et lui reprochaient d’avoir rendu l’eau impure que le prophète ne penserait probablement pas comme elles. Ces dernières l’ont par la suite dénoncé et une plainte a été déposée pour non respect de la loi anti-blasphème mise en place au Pakistan en 1986.

Une affaire difficile 
Une longue procédure judiciaire s’en était alors suivie et amena cette mère de famille à passer huit années de sa vie dans le couloir de la mort.
Devenue une véritable figure internationale, elle est acquittée fin octobre 2018 puis libérée en novembre.
Asia Bibi vivait depuis sous haute protection dans l’attente du verdict final, sa vie étant menacée par les extrémistes religieux depuis le début de l’affaire.
La Cour suprême pakistanaise devait encore statuer sur un dernier recours contre son acquittement, c’est chose faite et Asia Bibi  est définitivement libre.

Un nouveau départ au Canada
À l’appel d’un parti extrémiste, des dizaines de militants ont manifesté pour protester contre la décision finale de la Cour suprême. Tandis que son mari avait déjà alerté les médias sur leur situation, trop en danger, ils ne pouvaient pas même sortir faire les courses.
La situation délétère rendait ainsi le départ de Asia Bibi et de sa famille inévitable.
Son mari avait donc demandé l’asile aux États-Unis, au Royaume-Unis et au Canada tandis que d’autres pays dont la France se disaient prêts à les accueillir.
Leur destination était restée secrète jusqu’au dernier moment et c’est finalement au Canada que Asia Bibi et sa famille sont accueillis. Le début d’une nouvelle vie !