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Brexit : Un accord commercial enfin conclu entre l’UE et le Royaume-Uni !

AFP

Un accord tardif mais concluant

Mieux vaut tard que jamais : le proverbe prend tout son sens pour qualifier cet accord du 24 décembre 2020, qui met un terme à quatre ans de négociations post-Brexit entre l’Union Européenne (UE) et le Royaume-Uni. Les réactions ont été synonyme de soulagement et d’un avenir sereinement envisagé. “Nous serons votre ami, votre allié, votre soutien et ne l’oublions pas, votre premier marché parce que, même si nous avons quitté l’UE, ce pays reste culturellement, émotionnellement, historiquement, stratégiquement et géopolitiquement attaché à l’Europe”, déclare un Boris Johnson pour le moins soulagé après cette longue bataille.

Tweet de Boris Johnson au sortir des négociations avec l’Union Européenne pour le Brexit

Même son de cloche chez ses voisins européens. La présidente de la commission de l’UE Ursula Von Der Leyen s’est dite satisfaite d’un “accord qui marquera l’histoire” et est est désormais penchée vers l’avenir, expliquant que “L’heure est venue de tourner la page”. Quant à Emanuel Macron, il n’a évidemment pas manqué de saluer cet accord historique : “L’unité et la fermeté européennes ont payé”, déclare le président français sur Twitter. “L’accord avec le Royaume-Uni est essentiel pour protéger nos citoyens, nos pêcheurs, nos producteurs. Nous nous assurerons que c’est bien le cas, l’Europe avance et peut regarder vers l’avenir, unie, souveraine et forte”. Si les réactions semblent joyeuses, les négociations étaient tout autres, surtout sur certains dossiers clés.

Le dossier de la pêche comme nerf de la guerre

Les relations commerciales étaient au coeur des tensions opposant européens et britanniques, et la question de la pêche le nerf de la guerre. En effet, de très nombreux pêcheurs, essentiellement français, belges, néerlandais ou allemands, s’approvisionnaient en poisson dans les eaux britanniques. Suite à d’intenses négociations, les deux parties ont ainsi convenu que les pêcheurs européens peuvent continuer à pêcher dans les eaux britanniques, mais que ces derniers devront désormais réduire leurs prises de 25% dans ces eaux. Cet accord est donc le fruit d’une collaboration efficiente puisqu’il y a encore quelques jours, le Royaume-Uni souhaitait que ce chiffre soit de 60%.

Capture d’écran Le 20H/TF1

Les autres dossiers essentiels

D’autres dossiers ont également été réglés. Il y a d’abord la question sur le tourisme. Inquiets de ne pas pouvoir voyager comme à l’accoutumée chez nos voisins anglais, les ressortissants de l’union européenne ont certainement été soulagés des annonces faites par leurs dirigeants. En effet, les voyages touristiques d’une durée de moins de trois mois ne nécessiteront de VISA. Il en sera de même pour les voyages d’affaires d’une durée dite courte, comme les formations ou encore les séminaires. Quant au voyages via l’Eurostar, les ressortissants européens devront à partir du 1er octobre 2021 embarquer avec non seulement une carte d’identité mais devront désormais apporter un passeport, non exigé jusque là. L’une des autres grandes satisfaction porte sur la question environnementale. La Grande-Bretagne a effectivement accepté de s’aligner sur les normes environnementales en vigueur dans l’UE, ce qui rassure les défenseurs de la planète, très inquiets quant au Brexit, puisqu’environ 80% des normes environnementales appliquées en Grande-Bretagne sont issues du droit de l’UE.

Mais il y a aussi de l’ombre au tableau. L’annonce a été faite à la même occasion : l’ancien modèle des programmes Erasmus prend fin outre Manche. En effet, jusqu’à lors, les déplacements des étudiants européens pour aller au Royaume-Uni étaient sous les mêmes règles que dans le reste de l’UE. Mais désormais, et Boris Johnson est le premier à regretter cette “décision difficile”, les étudiants européens devront passer par le programme Alan Turing. Ainsi l’accès aux écoles et universités britanniques leur sera plus compliquée à obtenir mais aussi et surtout plus coûteux, avec des frais pouvant s’élever à 10 000 euros par an par étudiant. Cette somme était alors assurée par le système ERASMUS, l’étudiant ne devant payer que les frais français. Il y avait jusqu’à présent 30 000 français et 150 000 étudiants européens qui étudiaient outre Manche.

L’avenir nous dira ce qu’il adviendra de cet accord dans la pratique. Mais quelles qu’en soient les conséquences, elles seront toujours moins pire que celles d’un catastrophique Brexit sans accord, tant redouté par les deux camps.

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Rédacteur VL Media et gérant du compte Instagram @_lyon_newspage_
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