L’ex-président du constructeur automobile japonais Nissan, Carlos Ghosn, a été arrêté le 19 novembre dernier, car il est soupçonné d’avoir minimisé ses revenus chez Nissan de plus d’un milliard de yens (environ 7.7 millions d’euros). Ce matin le juge a annoncé qu’il serait gardé encore 10 jours de plus en garde à vue.

 

La justice nippone a annoncé ce matin qu’elle allongeait la durée de garde à vue de Carlos Ghosn de 10 jours, soit au total 22 jours depuis le début de la GAV (temps maximum que peut obtenir la législation japonaise). Il restera donc en détention jusqu’au 10 décembre.

Kanji de la justice

Le procureur adjoint Shin Kukimoto a expliqué que la détention de M. Ghosn avait été décidée “parce que le tribunal a considéré qu’elle était justifiée“, il ajoute « que les procureurs n’avaient aucune intention de le retenir plus longtemps que nécessaire”.

Mr. Kukimoto a profité de son intervention pour défendre le fonctionnement de la justice japonaise, très critiqué depuis l’arrestation de Mr. Ghosn et qui le fut notamment en 2013 par le comité de l’ONU contre la torture ou, en 2015, par Amnesty international. “Les pays ont leur propre histoire et leurs propres systèmes juridiques. Il est inapproprié de critiquer le système japonais uniquement parce qu’il est différent de votre pays”, a-t-il déclaré. “Le Japon est un pays respectueux des lois. C’est ainsi que fonctionne notre système juridique. Je n’y vois aucun problème.”

 

Quelles sont les différents choix pour la justice après la fin de la garde à vue ?

Trois choix s’offrent à la justice nippone: Ils peuvent le libérer, sans aucune charge. Dans ce cas il n’y aura pas de suite à l’enquête pour manque de preuves et Carlos Ghosn pourra rentrer chez lui, mais si une nouvelle preuve est découverte alors il sera remis en GAV.

Ils pourront aussi continuer la GAV, en effet si de nouvelles accusations tombent, alors il pourra retourner pour 22 autres jours.

Le dernier choix est de l’inculpé, si les preuves sont formelles. À ce moment-là, la justice japonaise pourra soit l’incarcéré sans autres délais dans une prison nippone en attendant son jugement devant les tribunaux. Soit il pourra être relâché sous caution en étant assigné à résidence selon les lois du Japon.

 

Il faut maintenant attendre le 10 décembre prochain pour connaître l’issue de la situation de Carlos Ghosn. En attendant on peut toujours spéculer sur la fin que l’on pense être la bonne.