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Centrafique : terreur à Bangui

Alors que le ministre français la défense, Jean-Yves Le Drian s’est rendu aujourd’hui en Centrafrique pour rendre visite aux soldats français de l’opération « Sangaris », il est difficile de ne pas s’alarmer de la terreur qui y règne et de la peur ressentis par l’ensemble de la population Centrafricaine.

 

Dans la capitale, le couvre-feu commence à dix-heures, mais bon nombre de Banguissois sont, bien avant cette heure, confinés dans leur logement. Et pour cause, la terreur règne sur la ville toute entière. Le jour de Noël, 25 Décembre n’a pas laissé place à une accalmie, puisque des tirs automatiques ont surgis à intervalle régulier sans que l’on en connaisse vraiment la cause. Il est en de même pour le passage à la nouvelle année. Malgré une nuit de réveillon relativement calme, les premiers tirs mortels de 2014 ne se sont pas fait attendre, causant la mort d’une personne. 15 autres sont blessées dont trois enfants. Mais on retient surtout, un vent de panique à la suite de cet évènement, avec des centaines de civils qui se sont dirigés à proximité de l’aéroport de Bangui, rejoignant un camp de réfugiés aux côtés des forces française. Aujourd’hui, ce camp regroupe environ cent mille déplacés, dormant à même le sol dans des campements de fortune, aux conditions sanitaires désastreuses. Pour la plupart Chrétiens (80% de la population centrafricaine sont chrétiens), ils se protègent contre les exactions des ex-rebelles de la Séléka, hommes de religion musulmane constituant la coalition opposée aux président François Bozizé, contraint à la fuite pour le Cameroun en Mars 2013.

Camp de déplacés à Bangui

Camp de déplacés à Bangui

 

Attaques d’individus à la machette

Au bord de la guerre civile et inter-religieuse, on assiste à des scènes terribles, d’une abominable sauvagerie exercée à l’encontre de la population, et plus particulièrement à des enfants. Ce sont les ex-rebelles de la Séléka qui sévissent à coup de machette. Selon plusieurs témoins ce type d’agression est – malheureusement – loin d’être rare. Et les hôpitaux sont, eux aussi, pris pour cibles, des tirs fournis ont eu lieu le jour de Noël à l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Depuis le 5 Décembre 2013, début de l’intervention et de la présence française, on recense près d’un millier de mort dans la capitale. Au total, 1600 soldats français sont mobilisés en Centrafrique. Rappelons par ailleurs, que deux soldats français ont été tués, quelques jours après le début de l’opération, lors d’un accrochage à proximité de l’aéroport.

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