Pour l’ouverture de cette 79e édition du Festival de Cannes, c’est Pierre Salvadori qui est à l’honneur. La Vénus électrique, son 11e long métrage, ouvre ce 12 mai le célèbre festival de cinéma. Le film sort aussi en salle aujourd’hui même, alors prenez vite vos places ! C’est quoi exactement, ce film d’ouverture ? On vous raconte…
Le 1er avril dernier, les organisateurs de l’édition 2026 du Festival de Cannes avaient annoncé le film d’ouverture : La Vénus électrique, de Pierre Salvadori. Entre spiritisme, imposture et romance mélancolique, ce long-métrage d’un peu plus de 2 heures promet de transporter la Croisette dans l’effervescence du Paris des Années folles.
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Pierre Salvadori et la genèse de sa comédie
Si Salvadori est un habitué des comédies contemporaines, il explore ici pour la première fois une époque lointaine : Paris, 1928. La Vénus électrique suit Antoine (Pio Marmaï), un peintre en vogue dont le pinceau s’est figé depuis le décès de son épouse, Irène. Désespéré, il tente l’impossible lors d’une soirée d’ivresse : contacter la défunte grâce aux talents d’une voyante.
C’est ici que le destin, et l’arnaque, entrent en scène. Sous les voiles de la médium se cache en réalité Suzanne (Anaïs Demoustier), une jeune foraine entrée dans la roulotte pour voler de la nourriture. Voyant une opportunité, elle s’improvise messagère de l’au-delà, bientôt épaulée par Armand (Gilles Lellouche), le galeriste d’Antoine, prêt à tout pour que son protégé retrouve l’inspiration. Mais à force de prêter sa voix à une morte, Suzanne finit par tomber amoureuse de l’homme qu’elle manipule.
L’origine du projet est aussi singulière que son scénario. En 2016, Salvadori jouait un cinéaste dans le film Planétarium de Rebecca Zlotowski. Son personnage y tournait précisément un drame sur une fausse voyante. Dix ans plus tard, le réalisateur a décidé de donner vie à ce film-dans-le-film. Accompagné entre autres du scénariste Benoît Graffin, déjà présent sur En Liberté !, Salvadori a conçu une œuvre où le mensonge devient un élément clé de la découverte de soi et de l’expression artistique.
Un casting… électrique
Huit ans après En Liberté !, le long métrage qui l’avait propulsé sur les marches de Cannes, le réalisateur est de retour pour cette édition 2026 avec son tout dernier long métrage. Et une nouvelle fois, le cinéaste français ne s’est pas privé quant au choix des actrices et acteurs principaux. Pour En Liberté ! déjà, on retrouvait des visages bien connus comme Adèle Haenel (Portrait de la jeune fille en feu), Vincent Elbaz (Le péril jeune) ou encore Audrey Tautou (Le fabuleux destin d’Amélie Poulain).

Pour ce nouveau long métrage, Salvadori s’entoure de célébrités : Anaïs Demoustier (Le comte de Monte-Cristo), Gilles Lellouche (BAC Nord), Vimala Pons (L’Attachement), et d’autres encore. On retrouve aussi l’acteur Pio Marmaï (Les Trois Mousquetaires), déjà présent dans En Liberté ! et qui revient pour un rôle principal dans La Vénus électrique.
L’ouverture de Cannes, un rêve
Lors d’une interview retranscrite sur le site du Festival de Cannes, le réalisateur nous offre son point de vue. Il en profite pour saluer l’identité du festival, qui célèbre entre autres le cinéma d’auteur.
Pour son premier film d’époque, le réalisateur souligne l’évidence du choix de la période. « J’avais besoin que le personnage principal puisse croire à cette possibilité de parler avec la femme qu’il a perdu, sans paraitre trop crédule. […] Il a un désir fou d’y croire qui n’a rien d’absurde, à cette époque ». Il évoque aussi la symbolique d’ouvrir le Festival de Cannes : « L’équipe et moi, on rêvait de l’ouverture ! D’ouvrir la fête, d’être à un endroit de joie, de célébrer cette liberté au cinéma ».