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C’était il y a 20 ans … Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

Amélie Poulain

Il y a 20 ans jour pour jour sortait un chef-d’oeuvre du cinéma français : Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain imaginé par Jean-Pierre Jeunet. En effet, le 25 avril 2001, le grand public découvrait les folles aventures d’Amélie Poulain dans ce conte moderne rempli d’émotions, d’humour, de malice et de magie. 

Cette aventure hors du temps met en scène Amélie Poulain – interprétée par la fantastique Audrey Tautou -, une jeune femme qui découvre le sens de son existence : réparer la vie des autres. Cette héroïne tendre et sensible, remplie de malice, met de la bonne humeur partout où elle passe, dans un univers poétique à couper le souffle. Ce film, devenu culte, a fait de son actrice principale, Audrey Tautou, une vedette internationale.

Ce film est un véritable délice avec un univers unique en son genre, une trame drôlement ficelée, et une intrigue construite comme une carte postale. Vingt ans après, Jean-Pierre Jeunet jette toujours le même regard dessus, « Je le revois avec plaisir, parce que ça me rappelle le bonheur qu’on a eu à le faire. C’est un peu comme un album de voyage » confie-t-il. Les déambulations d’Amélie dans tout Montmartre résonnent comme une lettre d’amour du cinéaste à Paris.

Amélie Poulain étant jeune

Un synopsis synonyme de bonheur

Véritable comédie romantique, ce film est une ode à l’amour et au bonheur. Amélie, une jeune serveuse dans un bar de Montmartre, passe son temps à observer les gens et à laisser son imagination divaguer. Elle s’est fixé un but, faire le bien de ceux qui l’entourent et elle s’infiltre avec légèreté dans leur quotidien pour leur procurer des petits bonheur du quotidien. Elle arpente ainsi les rues de Montmartre, magnifiées par Jean-Pierre Jeunet et la mélodie de Yann Tiersen, et croise une ribambelle de personnages tous plus attachants les uns que les autres. De Raymond Dufayel, son voisin atteint de la maladie des os de verre, à Georgette, la buraliste hypocondriaque en passant par Lucien, le commis d’épicerie maladroit et rêveur qui chuchote à l’oreille des choux-fleurs.

Cette quête du bonheur amène Amélie à faire la connaissance de Nino Quincampoix, un étrange prince charmant. Celui-ci partage son temps entre un train fantôme et un sex-shop, et cherche à identifier un inconnu dont la photo réapparaît sans cesse dans plusieurs cabines de Photomaton. Le tout narré par la voix d’André Dussollier. Difficile de ne pas tomber sous le charme des personnages.

Un chef d’oeuvre qui a parcouru le monde

À sa sortie en France, 8,6 millions de personnes ont fait le déplacement pour l’occasion et le film a été acclamé par plus de 32 millions de spectateurs à travers le monde. Ainsi le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain se hisse à la deuxième place du box-office français en 2001, juste derrière Harry Potter à l’école des sorciers. Il devient également le deuxième plus gros succès français à l’international, derrière Intouchables. Ce film se voit pourtant recalé à Cannes, avant de recevoir 13 nominations aux César et 5 aux Oscars.

« Cannes l’avait refusé, on a eu une petite déception, mais quand les projections de presse ont commencé, on a senti qu’il allait se passer quelque chose. J’ai parfois des prémonitions, un peu comme Audrey Tautou, on partage ça, et j’ai senti qu’il allait vraiment se passer quelque chose. Et alors on a commencé à faire une tournée en province, à voir les spectateurs se lever dans des salles archipleines… Il s’est passé un truc extraordinaire avec Amélie : on a eu à la fois l’adhésion du public, de la critique et la reconnaissance professionnelle. On dit toujours qu’il faut avoir un des trois, on a eu les trois. Et dans le monde entier ! » se souvient son réalisateur, Jean-Pierre Jeunet, à l’occasion d’uns interview pour BFMTV.

Bonne nouvelle …

Pour finir sur une bonne nouvelle pour tous les fans d’Amélie et ses compagnons d’aventure, Jean-Pierre Jeunet a toujours comme projet de réaliser une suite d’Amélie Poulain, qu’il a écrit seul, “avec une petite aide” de Guillaume Laurant. « C’est un faux documentaire, fait d’une multiplicité de gags absurdes, d’autodérision », révèle-t-il. « Il est écrit, prêt à tourner. Si Audrey veut y participer, elle sera la bienvenue, comme Mathieu Kassovitz » révèle le réalisateur.

À lire aussi : West Side Story : une fougueuse interprétation pour chauffer l’hiver parisien

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