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Coronavirus : l’heure des questions pour Erasmus et les échanges internationaux

Au-delà des conséquences sanitaires, l’épidémie du COVID-19 a provoqué une crise économique sans précédent. Mettant notamment un coup d’arrêt, à court ou moyen terme, aux échanges internationaux. Une situation complexe pour les étudiants inscrits dans le cadre d’échanges internationaux. Pour vous, VL fait le point. 

COUP D’ARRÊT

   Le site du gouvernement, il y a deux mois, affichait déjà une politique claire dans le cadre des échanges internationaux. Les étudiants en déplacement à étranger étaient invités à « prendre les mesures nécessaires pour un retour en France dès que possible ». La voie aérienne, privilégiée et conseillée par le gouvernement, a ainsi été mise au service du rapatriement de nombreux étudiants français partis étudier à l’international, tout comme les établissements, consulats et compagnies d’assurance qui ont été mis à contribution pour faciliter leur déplacement. 

   Depuis, les séjours à l’étrangers dans le cadre d’études ou de stages ont été « reportés jusqu’à nouvel ordre », selon le site spécialisé Génération Erasmus+. Un véritable coup d’arrêt pour les programmes d’échanges internationaux, notamment celui d’Erasmus, réunissant 33 pays, 2982 établissements à ce jour et dont le succès n’est plus à démontrer. 

Les échanges internationaux, une alternative devenue incontournable ces dernières années

UN AVENIR EN QUESTION

    C’est désormais face à un véritable tournant que se trouvent les programme d’échanges internationaux , dont fait partie Erasmus, qui a bénéficié à plus de 9 millions de personne en France depuis sa création en 1987. Pris en tenaille entre une priorité logiquement attribuée à la sécurité des étudiants et la nécessité d’entretenir ce qui reste comme une des plus éclatantes réussites de l’Union Européenne, Erasmus multiplie les hypothèses de scénarios pour la rentrée 2020, tout comme les programmes équivalents.

    Si en théorie, la réouverture prochaine de certains frontières, comme l’Espagne et la Belgique, prévue pendant l’été, laissent entrevoir un mince espoir pour les étudiants de partir étudier à l’étranger dès la rentrée prochaine, la pratique rend ce scénario improbable, une majorité d’établissements supérieurs préférant ne prendre ne prendre aucun risque. Certains d’entre eux, comme les universités de nombreuses villes françaises, ont déjà évoqué l’idée d’une rentrée 2020 en distanciel, afin de limiter les risques de contagion. De mauvais augure pour la suite. 
La deuxième hypothèse, idéale pour certains mais frustrante pour d’autres, limiterait les échanges internationaux aux pays de l’espace Schengen, qui comprend les territoires de 26 pays européens, dont 24 de l’Union Européenne. Les universités européennes, qui n’auront pas seules voix au chapitre, ont commencé à échanger autour de cette hypothèse. Toutefois, des échanges internationaux au premier semestre, y compris au sein de l’Europe, apparaissent comme fortement compromis.
Le dernier scénario, plus pessimiste, impliquerait un report pur et simple des départs à l’étranger à la rentrée 2021. Une éventualité privilégiée en apparence par de nombreux pays au cœur du système d’échanges internationaux, comme les États-Unis, l’Angleterre ou le Canada, refusant catégoriquement jusqu’a présent d’accueillir des voyageurs, y compris les étudiants se déplaçant dans le cadre d’un échange. Ce scénario « catastrophe », comme le qualifient certaines universités, impliquerait donc un report des expatriations au deuxième semestre de l’année scolaire prochaine, voir à la rentrée 2021. 

   De nombreuses zones d’ombre maintiennent le flou concernant l’avenir des programmes d’échanges internationaux, dont Erasmus. S’il est conseillé aux étudiants de continuer leurs démarches normalement, il est fortement recommandé de contacter son établissement pour connaître la procédure à suivre. Pour Erasmus et consorts, tout va se jouer ces prochaines semaines. Et l’enjeu est de taille : à l’heure d’une intégration européenne orchestrée de paire par Emmanuel Macron et Angela Merkel, le programme Erasmus sera scruté comme un des symboles de la réponse donnée par l’Union Européenne à l’épidémie du coronavirus. 

Numéro vert à disposition des étudiants pour répondre toutes vos questions
0 800 130 000, disponible 24h/24 et 7j/7

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Journaliste à VL Média, Bordeaux
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