L’État va permettre aux villes d’installer des péages urbains à l’entrée de celles-ci. Les prix vont varier selon le nombre d’habitants au sein des agglomérations ciblées. Un dispositif qui n’est pas nouveau, à Londres, cela fait quinze ans qu’il existe un système de ce type…

C’est en tout cas ce qu’envisage le gouvernement afin de lutter contre les embouteillages et la pollution. Les élus locaux pourront choisir de faire payer l’entrée aux automobilistes.

De 2,50 euros à 5 euros

Pour le prix à payer, tout va dépendre du nombre d’habitants présents dans les agglomérations. Pour celles de plus de 100.000 occupants, cela devrait représenter 2,50 euros maximum par jour. Pour les agglomérations de plus de 500.000 habitants, comme Paris, Lyon ou Marseille, cette somme pourrait être  de 5 euros au maximum, chaque jour.

 

Une manoeuvre qui a pour objectif d’augmenter l’utilisation des transports en commun, réduire la pollution et les embouteillages. Selon les véhicules utilisés, comme les « non légers » par exemple, un « coefficient multiplicateur au plus égal à 4 » pourrait être attribué.

Un système similaire à Londres

Un dispositif différent existe déjà à Stockholm, à Milan et à Londres. La capitale britannique n’a pas mis en place de barrières, en revanche elle utilise un marquage au sol. Ensuite, une caméra enregistre les plaques d’immatriculations des automobilistes qui passent sur ce marquage et ils reçoivent une facture chez eux à la fin du mois. Ce système rapporte beaucoup d’argent : plus de 130 millions de livres par an. Les conducteurs des voitures les plus polluantes ne sont pas en reste, une taxe d’environ dix euros par jour leur est imposée pour rouler dans le centre-ville.

À Paris centre, pas encore

Emmanuel Grégoire, premier Adjoint à la mairie de Paris était invité du « Talk », l’émission du Figaro. Selon lui, Anne Hidalgo « est très claire sur le péage urbain« , « il ne peut pas être installé aux portes de Paris, la réflexion doit concerner toute la zone dense« .  Avant d’ajouter : « Le péage urbain doit aussi alimenter les budgets communaux. Mais nous sommes hostiles au péage urbain comme celui de Londres ou de Singapour, car ils ne font pas diminuer la pollution à terme« .

Le péage urbain à l’entrée de Paris non, mais au sein de la métropole du Grand Paris, très probablement.

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