Le vote pour les élections européennes approche. Dix-neuf médias européens souhaitent couper court aux potentielles fake news durant la campagne en s’associant dans une cellule de fact-checking : FactCheckEu.

Depuis la campagne présidentielle américaine de 2016, les infox se sont déployées à une vitesse foudroyante sur la Toile. Des fausses informations dans le but de décrédibiliser un candidat ou un parti, et d’influencer d’une certaine manière le scrutin. Aux Etats-Unis comme en France, les habitudes d’accès à l’information ont largement évolué. Et c’est désormais un quart des Français qui s’informent principalement via les réseaux sociaux.

19 médias européens s’allient et font le tri

Dans nos fils d’actualité, les informations sourcées et vérifiées s’entremêlent avec les photos choc, les titres aguicheurs et les journaux parodiques. Dix-neuf médias européens se sont donc engagés au sein d’une cellule de fact-checking commune dans l’optique des élections européennes du mois de mai prochain. Dirigée par l’International fact-checking network (IFCN), FackCheckEu souhaite tracker et faire tomber la désinformation à l’échelle européenne. Parce qu’avec la puissance d’internet, une information propagée dans un pays européen se transporte vite au-delà des frontières, la plateforme indépendante s’engage également à étudier les dessous de la prolifération des fake-news.

« Traduction : L’IFCN est fier de lancer FactCheckEU, sa plateforme de fact-checking en collaboration avec 19 partenaires, dans 13 pays. »

Des articles publiés en dix langues

Ces dix-neuf médias ont été sélectionnés sur la base des signataires de la convention de l’IFCN. Cette organisme impose aux partenaires du projet de mettre en oeuvre des critères d’éthique, de transparence, de méthodologie et d’impartialité au sein de leur rédaction. Leur travail de vérification des faits sera publié sur le site de FactCheckEu, dans la langue du pays d’où l’infox provient, ainsi qu’en anglais. A noter, les citoyens européens auront également la possibilité de poser leurs questions : en France, c’est Libération qui aura la charge d’y répondre.  Les médias de treize pays cohabiteront sur ce projet.

Liste des médias participants

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