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Hantavirus : quels sont les symptômes qui doivent alerter ?

Hantavirus

Fièvre, troubles digestifs, difficultés respiratoires… les autorités sanitaires surveillent de près plusieurs cas d’hantavirus après une alerte lancée par l’OMS. Si le risque épidémique reste jugé faible, certains symptômes doivent pousser à consulter rapidement. Voici ce qu’il faut savoir sur ce virus.

Une alerte sanitaire partie d’un navire de croisière

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé l’alerte le 3 mai 2026 après l’apparition de plusieurs cas suspects à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius, qui reliait Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert. Quelques jours plus tard, le séquençage du virus a confirmé qu’il s’agissait bien d’un hantavirus, plus précisément de la souche dite  » hantavirus des Andes « .

Depuis, plusieurs passagers ont été pris en charge dans différents pays. Trois décès ont été recensés parmi les croisiéristes. En France, plusieurs personnes ont été hospitalisées à l’hôpital Bichat, à Paris, après leur rapatriement. Une passagère française a été testée positive et a développé des symptômes. D’autres cas suspects et cas contacts restent actuellement sous surveillance sanitaire.

Face à cette situation, les autorités françaises ont renforcé les mesures de précaution. Les personnes ayant séjourné à bord du MV Hondius entre le 1er avril et le 10 mai 2026 sont soumises à une quarantaine ou à un isolement pouvant aller jusqu’à 42 jours.

Quels sont les symptômes de l’hantavirus ?

Les scientifiques connaissent déjà les principaux signes cliniques associés à l’hantavirus. Les premiers symptômes ressemblent souvent à ceux d’une infection virale classique, ce qui peut compliquer le diagnostic au début de la maladie.

Les personnes infectées présentent généralement :

  • de la fièvre ;
  • une fatigue importante ;
  • des douleurs musculaires ;
  • des symptômes gastro-intestinaux, comme des nausées, des vomissements ou des douleurs abdominales.

Mais l’état du patient peut se dégrader rapidement. Dans les formes sévères, la maladie évolue vers des problèmes respiratoires majeurs. Les patients peuvent développer une toux importante, une détresse respiratoire aiguë ou encore une pneumonie.

Dans les cas les plus graves, l’hantavirus provoque un état de choc mettant en jeu le pronostic vital. Les médecins insistent donc sur l’importance d’une prise en charge rapide dès les premiers signes inquiétants.

Comment se transmet l’hantavirus ?

L’hantavirus appartient à une famille de virus transmis principalement par les rongeurs. La contamination peut survenir :

  • après une morsure ;
  • par contact avec les déjections ou la salive d’animaux infectés ;
  • ou par inhalation de poussières contaminées.

En France, les cas restent rares, avec environ une centaine d’hospitalisations chaque année. Les autorités sanitaires rappellent cependant l’importance de la vigilance face à cette nouvelle alerte liée à la souche des Andes.

Tous les hantavirus ne présentent pas le même danger. Les formes observées en Europe, en Asie ou en Afrique provoquent principalement des atteintes rénales et entraînent rarement des décès.

La souche des Andes, en revanche, apparaît beaucoup plus préoccupante. Les experts estiment son taux de mortalité entre 30 et 60 % dans les formes graves.

Autre particularité : sa longue durée d’incubation. Une personne contaminée peut développer des symptômes entre une et six semaines après l’exposition au virus, avec une moyenne d’environ deux semaines. Cette incubation prolongée complique la surveillance sanitaire.

Enfin, l’hantavirus des Andes reste le seul hantavirus pour lequel une transmission entre humains a été documentée. Les spécialistes précisent toutefois que cette transmission semble nécessiter des contacts étroits et prolongés, notamment au sein d’un foyer familial ou d’un couple.

Les autorités sanitaires veulent rassurer

Malgré l’inquiétude suscitée par cette affaire, les autorités de santé appellent au calme. L’OMS estime actuellement que le risque épidémique reste « faible ».

Les spécialistes rappellent que cet hantavirus semble beaucoup moins contagieux que le coronavirus responsable du Covid-19. Son taux de transmission, appelé R0, apparaît nettement inférieur.

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a également assuré que la France dispose des moyens nécessaires pour faire face à une éventuelle augmentation des cas : stocks de masques chirurgicaux et FFP2, capacités de tests et traitements symptomatiques.

Les experts reconnaissent toutefois que certaines zones d’ombre persistent. Les chercheurs cherchent encore à déterminer si des formes asymptomatiques existent et si les mutations du virus pourraient modifier sa transmissibilité dans les prochaines années.

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