La création d’un centre d’hébergement de sans-abris dans le XVIème arrondissement de Paris avait déjà fait polémique dès l’annonce de sa construction. Mais alors que le permis de construire avait été donné en mars 2016, le tribunal de Paris vient de retirer ce permis de construire après le long procès mener par les riverains.

Il y a deux principales raisons au retrait du permis de construire :

La première est que ce n’est pas la Mairie de Paris qui l’avait délivré mais le préfet de Paris. Et le préfet a manqué à ses obligations en ne procédant pas à une opération de déclassement (acte administratif ayant pour objet de faire sortir un bien désaffecté du domaine public vers le domaine privé). Pourtant obligatoire, le centre étant implanté sur une voie faisant partie du domaine public routier et affectée à la circulation.

La seconde est que le domaine sur lequel est construit le bâtiment est un site “classé”. Le bâtiment étant placé en bordure du bois de Boulogne, les défenseurs de l’environnement se sont aussi mêlés de l’affaire et on mis la pression sur les promoteurs.

 

« Personne n’était contre le centre d’hébergement » – Claude Goasgen, Maire du XVIème arrondissement

 

“Personne n’était contre le centre d’hébergement en lui-même, on était contre la construction sur un site classé”, a ajouté Christophe Blanchard-Dignac, le président de la coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne.

Les représentants des riverains et les organisations qui voulaient le déplacement du centre se “réjouissent que le droit ait triomphé”. Mais ils précisent qu’ils sont contre l’expulsion des résidents actuels.

Malgré ça “Aurore”,l’association qui gère le centre, compte déposer un dossier pour obtenir un nouveau permis de construire afin de laisser le centre là ou il est. Selon le directeur du centre Eric Pliez, la construction « est temporaire et ne pose pas de problèmes de voisinage ». La récupération du permis et donc une affaire de temps selon lui.