Depuis des millénaires, les Hommes modifient leurs corps grâce à différentes techniques comme les dessins imprimés sous l’épiderme, appelés tatouages. Ces dessins ont servi, suivant les cultures, de marqueur social, de signe d’appartenance à une communauté, voire à afficher sa proximité avec les divinités, le tatouage a également souvent été synonyme de châtiment. Signe distinctif des esclaves durant l’antiquité, des criminels au Japon (les célèbres Yakuzas), il est détourné par les « bad boys », les punks ou les motards occidentaux dès les années 1980, affichant ainsi fièrement leur marginalisation. Aujourd’hui, le tatouage se popularise. Ainsi 14% des français affirment s’être déjà fait tatouer (selon une étude du SNAT, le Syndicat National des Artistes Tatoueurs). Cette pratique est désormais perçue comme un art à part entière et les artistes tatoueurs continuent de diffuser cette pratique grâce à différents événements ou expositions.

La première édition du salon « The Ink Factory » s’est tenue à Lyon

Et en matière de tatouage, Lyon ne compte pas rester sur le banc de touche !  La preuve avec le salon « The Ink Factory » qui s’est tenu à la Sucrière du 13 au 15 avril 2018. Cette rencontre réunissait, sur trois jours, plus de 140 artistes tatoueurs venus des quatre coins du

Visuel officiel de « The Ink Factory »

monde. Des tatoueurs français, mais aussi belges, portugais, néozélandais ou encore thaïlandais se sont réunis pour présenter leur style, leurs travaux, ou encore participer à des concours. Les visiteurs, curieux ou amateurs, ont ainsi pu se faire tatouer sur place. Les artistes ont fait découvrir aux visiteurs différentes techniques de tatouage. Hiroshige par exemple, qui pratique la technique ancestrale japonaise du Tebori, sans machine donc. Selon l’artiste nippon, cette technique requiert plus de patience et de précision que le tatouage moderne utilisant des aiguilles mécaniques. Cependant, elle présente de nombreux avantages comme la possibilité d’un dessin plus détaillé, mais également une plus longue espérance de vie. Ainsi, les couleurs sont présentes sous l’épiderme en plus grande quantité et elles restent vives plus longtemps même sans retouches.

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En plus de ces  stands, prenant la forme de salons de tatouages miniatures, le salon comprenait une partie exposition. Pascal Bagot y a présenté ses clichés rassemblés sous le nom de « Tatouage japonais des années 1950 à Tokyo ». Cette rencontre internationale du tatouage, pour sa première édition, a contribué un peu plus à la popularisation de cet art. On espère que la Sucrière accueillera de nouveau cette belle initiative de Téodor Milev, gérant du shop « 681 Tattoo ».

Pour en savoir plus : Le site officiel « The Ink Factory »