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L’hédonisme de la vie

“A propos de chaque désir, il faut se poser cette question : quel avantage résultera-t-il pour moi si je le satisfais – et qu’arrivera-t-il si je ne le satisfais pas ?” – Doctrines et Maximes – Epicure.

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Soyez sans crainte, l’hédonisme ne portera aucune atteinte à votre morale bien ancrée, si seulement vous lui apportez un intérêt philosophique.

Mais qu’est donc l’hédonisme ? En philosophie, c’est une doctrine établissant la recherche du plaisir et de son intensité comme le fondement de la morale et le but de la vie. Le plaisir est en ça, considéré comme le bien le plus important de l’existence humaine. Cette pensée tire ses racines dans la Grèce antique, avec notamment Aristippe de Cyrène ainsi qu’Epicure. Loin d’être éteint, le flambeau de cette doctrine est aujourd’hui conduit en France par le philosophe Michel Onfray entre autres. Bien que chaque désir soit caractéristique à chacun, les penseurs hédonistes se regroupent autour de plusieurs thèmes comme : l’amitié, la tendresse, la sexualité libre, les plaisirs de la table, la conversation… Ces différents points étant tous guidés par la recherche constante du plaisir.

La recherche constante du plaisir, entre donc en connivence avec une certaine noblesse de l’âme. En effet l’hédoniste cherche par essence à se dénouer du déplaisir, donc de la douleur. La joie se trouve assurément dans le bien social et non dans le rabaissement ou dans l’humiliation. La joie se situe dans la liberté et non dans la soumission à un ordre imposé. Mais la joie se poste aussi dans le rêve et non dans le cauchemar.

L’hédonisme, également appelé épicurisme, infante ainsi une véritable recherche, stimule une curiosité de l’existence et donc de la lutte contre les illusions. En basant tout sur l’existence, le réel et l’autonomie de la pensée, l’hédonisme omet la croyance, la foi.

On pourrait justement penser que le songe relève du domaine de la croyance, n’est-t-il pas ? Cependant, le rêve fait part intégrale de notre inconscient, inconscient qui pourrait vulgairement être assimilé à une forme de croyance. Mais il n’en est rien. La chimère représente un plaisir, un but, même si il peut parfois paraître refoulé, notamment pour cause du conditionnement ou d’assimilation à une pensée érigée en norme. L’hédonisme vise en ça, à désimplanter la place illégitime du conditionnement que bâti la doxa sur la grande place du village. L’aliénation représente une barricade à la recherche du plaisir, déterrant une haine latente masquée par l’illusion de bon sens.

N’oublions pas une chose certaine, comme l’affirmait Descartes : “Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être pourvu.” A l’homme de faire preuve de raison, et d’en initier son bon sens.

Charles des Portes

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