CANAL+ a stoppé la diffusion de plusieurs chaînes du groupe TF1. En France et en Suisse, il s’agit de chaînes thématiques. En Afrique, il est question de chaînes bien connues, comme TF1, TMC, TFX, ou encore TF1 Séries Films.
Cette interruption de diffusion va priver de nombreux foyers, 9,5 millions d’abonnés français et environ 500 000 Suisses. Le Groupe CANAL+ a annoncé ce mercredi 1er juillet dernier, cesser la diffusion de nombreuses chaînes appartenant au groupe TF1 en France, en Suisse et en Afrique.
Dans un communiqué, la chaîne cryptée annonce cesser la distribution en France et en Suisse des chaînes thématiques : TV Breizh, Ushuaïa TV et Histoire TV. En Afrique, continent où CANAL+ est très présent, ce sont toutes les chaînes sans exception du groupe TF1, à savoir TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI, Ushuaïa TV et Histoire TV. Ces chaînes sont toujours disponibles chez d’autres opérateurs, comme : SFR, Bouygues Telecom, Orange et Free.
De son côté, le groupe TF1 affirme « regretter ce choix, qui prive des téléspectateurs fidèles de chaînes qu’ils plébiscitent et qui fragilise le secteur du documentaire dans son ensemble ». Dans son communiqué, CANAL+ prend « acte de l’échec des discussions engagées avec le groupe TF1 ». Le groupe audiovisuel se dit néanmoins prêt à les « reprendre » en vue de « parvenir à un accord reposant sur des bases raisonnables, équilibrées et pérennes, préservant les intérêts des deux groupes ».
Le géant français de l’audiovisuel cumule plusieurs rôles. À la fois producteur de contenus, diffuseur et distributeur d’offres tierces, il s’appuie sur sa plateforme CANAL+ (ex-myCANAL) et ses différentes formules d’abonnement pour permettre à ses clients d’accéder aux programmes de nombreux autres acteurs du secteur.
Une guerre qui n’en finit plus

En 2022, Canal+ avait cessé de diffuser les chaînes de TF1 sur tous ses canaux de distribution (box, appli, TNT Sat), faute d’accord financier pour le renouvellement de leur contrat. Le conflit avait été porté en justice par TF1, puis les deux parties avaient fini par trouver un accord.
Pour la première chaîne d’Europe, la « décision de Canal+ » l’amène « à réfléchir à sa stratégie de distribution dans un contexte où l’offre digitale se développe à vive allure ».
Du côté du groupe détenu par Vincent Bolloré, CANAL+ « regrette de devoir renoncer » à la distribution des chaînes et rappelle qu’il continue d’entretenir « des partenariats de long terme avec l’ensemble des grands acteurs historiques français, ainsi qu’avec les principales plateformes internationales de streaming ».