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San Francisco : le système « zero waste »

En 2002, la ville californienne vote l’objectif « zéro déchet » en 2020, avec un point d’étape à 75% de recyclage en 2010. Grâce à un ensemble de mesures progressivement imposées, la City by the Bay dépasse aujourd’hui les 80% de détritus compostés ou recyclés.

Zéro déchet ?

Afin d’atteindre cet objectif, il faut faire en sorte de tous les trier ou les composter et ainsi d’éviter de les envoyer en décharge ou en incinérateur. Pour y parvenir, les San Franciscains ont largement été mis à contribution : les sacs plastiques ont été interdits et remplacés par des sacs en papier payants, les bouteilles en plastique sont prohibées à la vente et à la distribution dans les espaces publics pour être remplacées par des fontaines d’eau… Cette réduction des déchets passe également par un tri sélectif.

Trois poubelles et des contrôles

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Les habitants de San Francisco ont l’obligation de trier tous leurs déchets depuis 2009. Tous possèdent ainsi trois poubelles : une bleue pour le recyclage, une verte pour le compostage et une noire pour le reste.

 

Dans le but d’inciter chacun à se conformer à ce système, la municipalité a mis en place un système d’avantages financiers. Chaque habitation voit sa facture varier selon le poids des différentes poubelles : les charges pour les poubelles bleue et verte sont inférieures à celle de la noire. Il va donc dans l’intérêt de chacun de gaspiller le moins possible, et de recycler un maximum. De cette manière l’hôtel Hilton est parvenu à économiser 145 000 euros (200 000 dollars) sur une année.

Et ceux qui essaieraient de profiter du système ?

Des agents effectuent des contrôles réguliers : en vérifiant le contenu des poubelles, ils dissuadent la population de mettre les déchets dans les mauvaises poubelles pour alléger leur facture sans prendre la peine de recycler. S’ils se rendent compte que certains « trichent », ils laissent un avertissement ; plusieurs avertissements donnant lieu à un malus sur la facture.

Des centres de recyclage « communautaires » ont vu le jour, et certains ont essayé d’en profiter : les plus pauvres allaient jusqu’à vider les poubelles des autres pour y trouver des déchets recyclables ou compostables, à tel point que ces centres ont été progressivement fermés.

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Outre la réduction de la pollution, cette initiative profite aussi à l’économie locale. Le responsable du domaine viticole Chateau Montelena, Dave Mella, utilise le compost : « J’ai d’abord testé le compost sur une petite partie du domaine, puis je l’ai progressivement étendu car le vin était meilleur… et c’est meilleur pour le sol ! »

Si les États-Unis n’ont toujours pas signé le protocole de Kyoto, qui vise à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz carbonique, fleurissent aux quatre coins du pays des initiatives similaires, comme à Seattle (Washington) ou Minneapolis (Minnesota).

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