La police est intervenue, hier vers 22 heures, pour évacuer des étudiants qui se trouvaient à l’intérieur de l’université de la Sorbonne à Paris. Ces derniers avaient voté l’occupation du site en AG dans la journée.

La Sorbonne a été évacuée « dans le calme » cette nuit, c’est ce qu’une source policière a révélé au Monde. Mais pourquoi les forces de l’ordre sont intervenues ? VL vous résume la situation.

Pourquoi la police a-t-elle évacué ces étudiants  ?

Hier après-midi, des étudiants présents à la Sorbonne souhaitent organiser une assemblée générale interuniversité. Cette dernière n’aura pas lieu, la faute aux « camarades » retenus dehors par les forces de l’ordre. Les étudiants votent alors une occupation du bâtiment, le temps que ces derniers soient autorisés à rentrer.

Devant cette mesure, le recteur de l’académie de Paris demande l’intervention de la police. Cette décision a été prise « avec regret » et « trois heures de négociations infructueuses » a-t-il fait savoir. Dans ce haut lieu de la contestation de 1968, 191 personnes ont été guidées vers la sortie.

 

Pas d’évacuation à Tolbiac

Dans ce contexte de tension, Tolbiac était aussi surveillée. Cette dernière est occupée car la « Commune Libre de Tolbiac » depuis la fin de mars, en raison de la réforme de l’accès à université.

Lundi l’intervention demandée par le président de l’université Panthéon-Sorbonne avait été refusée par la préfecture. Les CRS ne sont pourtant amassés devant le campus jeudi soir, sans qu’il y ait d’intervention. Les étudiants poursuivent leur mouvement de manière conviviale, cela a obligé la police à quitter les lieux, vers 23h30.

 

Les examens ne seront pas donnés

Hier sur TF1, le président de la République a fait le point sur la contestation étudiante. Il s’est d’abord réjoui du débat qui « est une très bonne chose », avant de constater que « dans beaucoup d’universités occupées, ce ne sont pas des étudiants mais des agitateurs professionnels, les professionnels du désordre. » Il terminera en conseillant aux étudiants de réviser pour obtenir leur année, « parce qu’il n’y aura pas d’examens en chocolat dans la République ».
Aujourd’hui 4 universités sont totalement bloquées, 11 autres sites connaissent des perturbations.

 

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