Le consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a révélé un scandale financier sans précédent. VL vous décrypte les « paradis papiers ».

Les « paradise papers », c’est quoi ?

Après les « Panama papers » en 2016, un nouveau scandale financier a éclaté. C’est par l’intermédiaire de l’ICIJ que les révélations ont eu lieu. 96 médias internationaux se sont partagés l’équivalent de 13,5 millions de documents provenant d’une société d’avocats offshore nommée Appleby. On y apprend que, par l’intermédiaire de montages financiers très poussés, des grandes fortunes mais aussi de très grandes multinationales ont triché pour s’exhorter de se plier aux fiscalités des différents pays.

A l’inverse des « Panama papers », les « paradises papers » n’ont pas pour but de blanchir de l’argent obtenue illégalement, appelée argent « sale », mais bien d’éviter de payer des impôts en exploitant les différentes failles du système fiscal international. Le vice est poussé à son paroxysme, donc.

Pour faire simple, l’entreprise Appleby, qui se trouve sur l’île de Man (où l’impôt est inexistant), emploie des avocats qui ont pour objectif de saisir les failles de l’ensemble des systèmes fiscaux internationaux, à partir desquelles ils montent des systèmes financiers permettant à leurs clients d’éviter de payer les impôts dans les pays où ils vivent ou exercent leurs affaires.

Qui est concerné ?

Si la liste continue de s’allonger, on retrouve d’or et déjà de nombreux noms qui nous sont familiers. Ainsi, la Reine d’Angleterre Elisabeth II, le champion de F1 Lewis Hamilton, le géant américain Nike, Apple, Facebook ou encore  l’entreprise Whirpool (triste ironie quand on sait que l’entreprise américaine s’apprête à délocaliser une partie de son entreprise située à Amiens). Tous ont eu recours à cette démarche.

Des chiffres colossaux

Si l’on se réfère aux calculs effectués pour l’ICIJ par Gabriel Zucman, économiste français et professeur à l’université de Berkeley en Californie. L’ensemble des évasions fiscales entrainerait une perte de 350 milliards d’euros à l’échelle internationale. L’Union européenne subirait une perte de 120 milliards, dont 20 milliards pour la France.