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5 crimes inspirés par un film ou une série

Si l’on voit beaucoup de séries et/ou films reprendre des crimes réels, certaines fictions ont dépassé la réalité en inspirant leur spectateur, donnant lieu à des scènes macabres.

Certains tueurs ont leur mode opératoire bien à eux et ont d’ailleurs inspiré des séries et/ou films. Cependant, la fiction peut réveiller les côtés les plus sombres de certains. Par fascination ou simple folie, quelques meurtriers sont passés à l’acte en reproduisant des méthodes qu’ils ont vu à la télévision ou au cinéma. Voici 5 crimes inspirés par un film ou une série, qui n’ont pas manqué d’affoler la toile médiatique.

L’adorateur d’Hitchcock

Dans Frenzy (1972) du réalisateur Alfred Hitchcock, Londres est terrorisé par une succession de meurtres dont l’auteur demeure inconnu. Des femmes meurent étranglées par une cravate que l’assassin laisse au cou de ses victimes.

Joel Rifkin
Joel Rifkin lors d’un interview pour A&E le 27 septembre 2023.

Le film a inspiré le tueur en série Joel Rifkin. Ce dernier a d’ailleurs même avoué que l’avant dernier long métrage d’Hitchcock faisait partie de ses films de chevet. Pour rappel, ce serial killer a semé la terreur à New York dans les années 80-90. Il aurait commis 18 meurtres sur des femmes. La majorité de ses victimes était des prostituées ou des toxicomanes. Joel Rifkin a cependant été reconnu coupable du meurtre de huit d’entre elles.

Un Ghostface et un crime

Le célèbre tueur de Woodsboro dans Scream a trouvé un fanatique en France. En 2002, deux semaines après avoir visionné ce film d’épouvante signé Wes Craven, un lycéen de 17 ans revêt la célèbre tenue de Ghostface pour asséner 42 coups de couteau à une amie âgée de 15 ans. La victime, Alice Beaupère, meurt dans un square de la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes.

Le tueur se fait condamner à une peine de 22 ans, puis à 25 ans de réclusion criminelle en appel.

Dexter, une source d’adoration du crime

Dexter est une série télévisée américaine mettant en scène un expert en médecine légale qui est en réalité un psychopathe choisissant de canaliser ses pulsions meurtrières en tuant des personnes criminelles et non des innocents. Dans le cas de l’affaire Mark Twitchell, c’est l’innocent qui est tué.

Mark Twitchell se voulait réalisateur de grands films à succès le jour et tueur en série la nuit. Comme Dexter Morgan, il avait des pulsions à satisfaire. C’est en 2008 que sa double activité prend forme. Twitchell souhaite réaliser un court-métrage thriller et recherche un acteur.

Le scénario s’inspire fortement de la série Dexter. Il le détaille à ses amis : « L’histoire d’un serial killer qui prend son pied à assassiner des personnes qui ont quelque chose à se reprocher. » Il s’agira d’interpréter « un sociopathe inquiétant, calme, froid et tranquille ». Plus précisément, un tueur en série « à la Dexter » qui attirera des inconnus dans un garage isolé et tapissé de bâches en plastique afin de les assassiner et de les démembrer pour mieux s’en débarrasser. Deux semaines après avoir tourné son thriller, le réalisateur passe à l’acte, reproduisant à l’identique les agissements de son « héros ».

Mark Twitchell
Le « Dexter killer » alias Mark Twitchell.

John Brian Altinger un technicien âgé de 38 ans à l’époque, tombe dans le piège de Twitchell en pensant rencontrer une femme. Les enquêteurs ont retrouvé le cadavre démembré d’Altinger en lisant le récit que Twitchell avait fait du meurtre. Son ordinateur portable livra aux policiers les détails les plus sordides du crime. Reconnaissant l’influence de Dexter, l’assassin écope de la perpétuité en 2011.

Le cas Magnotta

Au début du film policier Basic Instinct, la romancière Catherine Tramell assassine en plein acte sexuel son partenaire, une rock star dénommée Johnny Boz, à coups de pic à glace. Elle n’en est pas à sa première victime et fascine pour sa facilité à séduire et manipuler.

Dans la nuit du 24 au 25 mai 2012 à Montréal, Luka Rocco Magnotta, un jeune Canadien homosexuel, tue de la même façon un étudiant chinois, Lin Jun, après l’avoir ligoté. Il dépèce le corps de l’homme et envoie par la poste plusieurs morceaux du cadavre à des partis politiques de son pays. Autre détail troublant : le tueur utilisait comme pseudonyme sur les forums « Catherine Tramell », le nom du personnage joué par Sharon Stone dans le film. Très vite, les médias le renomme le « dépeceur de Montréal ».

Luka Rocco Magnotta et Lin Jun sur la vidéosurveillance de l’immeuble où réside Magnotta, la nuit du meurtre.

Cette affaire a beaucoup fait parler puisque l’homme a été désigné personnalité médiatique de l’année 2012 par les journalistes du Canada. Une sélection qui interroge sur les dangers de la « starisation » des meurtriers.

Il purge une peine de prison à vie dans un établissement carcéral à sécurité moyenne, selon les informations du Toronto Sun.

L’alter ego du Joker

Le Joker est un personnage emblématique dans The Dark Knight, il y incarne le Chaos. Personnage très controversé à l’esprit tordu, les règles n’ont aucun impact sur lui. L’amour pour son prochain, il ne l’applique pas, au contraire, il souhaite son anéantissement.

C’est cette philosophie que James Eagan Holmes applique le 20 juillet 2012. L’homme pénètre dans un cinéma d’Aurora dans le Colorado lors d’une séance de The Dark Knight avec un fusil d’assaut, deux pistolets, un fusil à pompe, un masque à gaz et un gilet pare-balles. Le meurtrier ouvre le feu, sans pitié. Il tue néanmoins 10 personnes et fait 58 blessés.

Lors de son arrestation, il aurait hurlé aux policiers « Je suis le Joker ! ». Le 7 août 2015, Holmes est condamné à la prison à vie.

Les films et/ou séries que nous visionnons auraient-ils alors un pouvoir sur notre comportement en société ?

À lire aussi : Scène de crime : comment se passe l’autopsie d’une victime ?

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