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Balkans : Les limites du tout renouvelable face à la colère des peuples

L’or, l’or noir, l’or pâle, l’or blanc et maintenant l’or bleu… L’eau. Dans les Balkans, l’eau n’est plus simplement de l’eau, c’est devenu la star du moment. Aujourd’hui, l’eau c’est de l’argent, dans ces pays, les centrales hydrauliques poussent comme des petits champignons partout sur les affluents des fleuves de l’Est. Mais comment fait-on pour rendre des rivières rentables ? C’est le nouveau numéro d’Avenue de l’Europe de France Télévision qui sera diffusé le 21 novembre qui va nous aider à y répondre.

Slovénie, le gouvernement contre les militants

En Slovénie s’organise deux camps: ceux qui sont pour l’exploitation des fleuves et rivières à des fins de création d’énergie et d’argent et ceux qui sont contre et tentent de préserver les écosystèmes et la nature.

Le gouvernement Slovène veut utiliser les différents cours d’eau pour rendre la Slovénie indépendante au niveau énergétique. Pour le moment, elle ne produit qu’un tiers de ses dépenses en électricité mais si l’exploitation continue sur cette lancée alors d’ici 20 ou 30 ans la Slovénie pourrait être indépendante. Elle souhaite ainsi dépasser les objectifs fixés par l’Union Européenne en matière d’énergie renouvelable.

Mais contre le gouvernement, il y a les militants écologistes, qui veulent protéger les fleuves des Balkans. Ils accusent ses barrages hydrauliques de polluer autant que le ferait un avion. Les militants utilisent comme argument le fait que le potentiel économique et touristique des rivières sans barrages rapporterait autant voir plus qu’un nouveau barrage. Un ancien athlète olympique, Rok Rozman, utilise sa notoriété pour prendre la parole et fédérer autour des idées écologiques. Il explique qu’un barrage va énormément polluer à sa création. Lorsque l’eau recouvrira la vallée, les arbres et autres végétaux morts vont se décomposer et créent de ce fait une grande quantité de CO2 et de méthane qui remonteront à la surface et agiront comme des gaz à effets de serres.

Bosnie, les investisseurs faces aux villageois

Pas si loin de là, la Bosnie-Herzégovine voit ses concitoyens opposer leurs idées sur la façon de gérer l’énergie hydraulique.

Le gouvernement incite les investisseurs à injecter de l’argent dans ce domaine pour faire bonne figure et annonce qu’elle consommera 40% d’énergie “verte” d’ici 2020. Ce pays essaye de rentrer dans l’Union Européenne et fait donc des efforts écologiques.

Mais les investisseurs sont mal vus par les citoyens de la campagne qui eux tentent de défendre leur patrimoine des constructions de barrages. C’est le cas dans un petit village de la campagne bosniaque, dans lequel les femmes ont pris possession du pont qui relie la route et le site de construction d’un barrage. Elles se défendent en expliquant que l’Europe préférerait que la Bosnie détruise son paysage pour ensuite exporter cette électricité en dehors des frontières bosniaque au détriment de la préservation de l’environnement. Et ce n’est qu’un simple exemple parmi tant d’autres.

Il y a des bons et des mauvais côtés à l’exploitation de l’eau dans les pays des Balkans, et ce n’est pas demain la veille que les différents partis cesseront de se faire front. Mais on peut espérer qu’un arrangement sera trouvé et que l’exploitation soit responsable et durable.

 

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