À la uneActualitéFranceMédias

France télévisions va supprimer 1 000 postes d’ici 2022

France télévisions est engagé dans un grand projet de transformation numérique. Ce projet sera mené dans un contexte de rupture conventionnelle collective, susceptible de générer la suppression de 1 000 postes d’ici quatre ans.

Procéder à une rupture conventionnelle collective permet à une entreprise de négocier des plans de départs volontaires sans justifier de difficultés économiques.

Delphine Ernotte, directrice de France télévisions, souhaite que l’offre numérique se décline en quatre marques : France.tv pour la vidéo, Franceinfo pour la plateforme d’information rassemblant l’info générale et politique, le sport et la culture ainsi que deux marques dédiées, l’une à la jeunesse et l’autre à l’éducation.

Suppressions de postes sans départs contraints

Parallèlement aux départs, le groupe compte procéder à des embauches ou à l’intégration de collaborateurs non permanents pour développer ses compétences dans le numérique.

« Le plan accompagnera majoritairement des départs à la retraite » et « sera accompagné de mesures facilitant la mobilité interne » a précisé Arnaud Lesaunier, directeur général délégué des Ressources humaines à France télévisions.

La direction confirme que ces suppressions de postes se feront « sans départs contraints » mais les négociations avec les syndicats s’annoncent ardues.

« Nous n’avons aucun détail »

Le syndicat national des journalistes (SNJ) a rejeté ce « plan de recomposition ». Les syndicats estiment que la charge de travail sera augmentée et qu’elle pèsera à un moment donné sur les salariés.

« Le SNJ n’est pas opposé par principe à faciliter le départ des salariés qui le souhaitent et à recruter simultanément des précaires et de jeunes recrues », mais « nous refusons les termes d’un plan qui flatte l’individualisme et va attiser les divisions entre générations », a dénoncé le syndicat, qui assure qu’il « ne cautionnera pas cette casse organisée ».

Les deux derniers plans de départs volontaires remontent à 2009-2012 et 2014-1015. Ils avaient conduit à 1 000 départs. Cependant ils n’avaient pas réussi à rajeunir l’effectif de l’entreprise où l’âge moyen est de 49 ans selon un rapport de la Cour des comptes de 2016.

Lire aussi : 10 mois après, Explicite dépose le bilan faute de moyens financiers

Related posts
À la uneBrèves

Uber lance Uber Pet pour voyage avec son animal de compagnie

À la uneActualité

Université de Cergy : Un formulaire pour détecter la radicalisation fait polémique

À la uneActualitéFootSport

Ligue 1 : Rudi Garcia, nouvel entraîneur de l'OL

À la uneActualitéFormule 1Sport

Grand Prix du Japon : Mercedes de nouveau sur le toit du monde !

Retrouvez VL. sur les réseaux sociaux